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Blogging

Blogueuse littéraire : comment écrire plus vite ses chroniques lecture

J’avais envie d’écrire un article sur le blogging littéraire parce que je pense que lire ne pose majoritairement pas de problème aux blogueuses littéraires mais pour certaines (comme pour moi), écrire vite peut se révéler un objectif difficile à atteindre, voire douloureux et surtout écrire un post peut vite être très chronophage.

 

Blogueuse littéraire routine écriture posts

BLOGUEUSE LITTERAIRE – REDIGER PLUS RAPIDEMENT SES CHRONIQUES LECTURE

 

Lire effectivement ne pose généralement guère de problème en dehors des phases de panne de lecture que l’on arrive finalement assez bien à gérer avec le temps, car curieusement, plus on lit, moins on en a . J

Je remarque que j’en avais beaucoup plus sur mes deux premières années de blogging littéraire que maintenant. Je pense que mon cerveau est devenu tellement addict à la lecture qu’il lui faut de toute façon sa dose quotidienne et puis on finit par bien connaitre ses goûts et par ne plus trop faire d’erreur de casting, évitant la lecture-mortelle-qui-te-dégoute-de-lire Winking smile

En plus, on s’assouplit et on est davantage capable d’abandonner une lecture qui ne nous convient pas, ce qui est une bonne idée si on considère la hauteur démentielle qu’atteignent nos PAL (piles à lire).

Oui, bye-bye bons vieux principes de lectrice psycho rigide qui refuse d’abandonner un bouquin tant qu’elle ne l’a pas fini ! On ne peut plus rester bloquée des mois en raison d’un livre sur lequel on n’accroche pas, ce ne serait pas gérable ! Donc plus d’acharnement livresque, c’est quand même une bonne chose !

Quand j’y repense avec le recul, quel principe ridicule ! Mais je pense qu’on hérite cette idée de notre enfance et de notre scolarité où l’on nous obligeait à des lectures assommantes qu’il fallait AB-SO-LU-MENT terminer… Ah les méfaits de l’école sur la lecture, je pense au final qu’elle fait plus de mal que de bien dans ce domaine-là !

Bref ! Pour l’écriture des chroniques lecture c’est un peu le même principe : pour ne pas avoir de panne, s’améliorer et rédiger PLUS VITE, il n’y a pas de secrets : il faut écrire régulièrement.

 

COMMENT ECRIRE plus rapidement SES POSTS LITTERAIRES même quand on ne se sent pas doué

 

Honnêtement quand j’ai commencé non seulement je n’étais pas au niveau des autres blogueuses qui faisaient des études littéraires mais en plus, il me fallait une journée entière pour écrire un post ! C’était carrément rédhibitoire à la longue. Il y a même eu une période où je n’arrivais carrément plus à écrire et où je voyais défiler les chroniques des autres ! La cata !!

Je vous avoue que par moments, je me suis sérieusement posée la question d’arrêter, c’était trop douloureux et chronophage, j’en perdais l’envie de faire ce que je faisais !

 

Comment j’ai résolu le problème ?

Il n’y avait dans mon cas qu’une seule solution, : substituer un plan stratégique et béquille à la facilité d’écrire que je n’avais pas, tout en essayant petit à petit de m’améliorer, tant en termes d’expression écrite que d’organisation.

→ Le plan

D’abord j’ai construit une trame simple , un genre de plan de mes chroniques littéraires pour gagner du temps. Mais j’ai essayé de faire un plan bien à moi, qui me ressemble, qui en gros se compose du résumé de l’éditeur, de deux adjectifs qui définissent le livre (j’aimais bien cette idée mais c’est presque ce qui me demande le plus de travail au final), et une partie “Ce que j’en pense” un peu free style où j’écris ce que je veux sur le livre en incorporant des citations. Au départ, j’avais posé quelques questions du style “si je ne devais retenir qu’une seule chose de ce livre” pour m’aider à rédiger et m’obliger à me focaliser sur l’essentiel mais au final je ne m’en sers plus trop.

Je n’en ai plus besoin car j’ai acquis une certaine mécanique et fluidité pour écrire mes chroniques littéraires pour le blog.

En réalité j’ai appliqué la technique que j’utilise toujours quand quelque chose me bloque : je m’oblige à faire en grande quantité jusqu’à ce que tout me devienne naturel. C’est douloureux, souvent long et fastidieux mais ça marche ! Bref, je m’entraine !

En l’occurrence je m’étais imposé un challenge de 100 chroniques, qui s’est peu à peu converti en 50, puis en 40, puis en 30 mais qui a suffit à me faire gagner en fluidité et temps de rédaction. Désormais une chronique de blog tout compris (photo et chronique) ne me demande pas plus d’une heure ou deux. Je ne désespère pas d’arriver définitivement à une heure.

 

La maitrise du temps

L’autre chose que j’ai dû combattre, c’est ma propension à rêvasser. Je m’oblige donc à rédiger ma chronique littéraire dans un temps imparti et tant pis si elle n’est pas parfaite. Oui j’ai aussi dû faire le deuil du perfectionnisme ! Tout comme j’ai dû faire aussi celui du téléphone, des réseaux sociaux lorsque j’écris … Le smartphone on l’enferme dans un tiroir hors de la vue et on le passe en mode avion le temps de la rédaction de sa chronique, c’est obligé !

Et puis, j’utilise une application pour mettre un cadre à mon temps d’écriture, genre “Forest”(appli qui permet en plus de planter de vrais arbres ou comment conjuguer green attitude et efficacité) car je suis plus productive quand mon temps est compté. Par contre j’ai remarqué que ma concentration baisse si je programme directement une heure de travail alors j’utilise les cycles du système du Pomodoro : 20 mn d’écriture– 5 mn de pause – 20 mn…

C’est un peu contraignant au départ mais le résultat est vraiment là quand je joue le jeu.

 

→ Mieux écrire

Il n’y a malheureusement pas beaucoup de manières d’améliorer son niveau d’expression si ce n’est en s’astreignant d’écrire le plus possible (s’entrainer, encore et toujours). Je ne prétends pas du tout être une référence parce que j’ai encore énormément de progrès à faire mais ce que je sais, c’est que j’écris avec beaucoup plus de fluidité, que le champ de mon vocabulaire s’est un peu agrandi, qu’il m’est plus facile de formuler sur mes impressions et mes ressentis même si je suis encore souvent désespérée de ne pas pouvoir faire mieux, de ne pas trouver le mot juste ou de tourner autour d’un ressenti flou ou d’une intuition que je n’arrive pas à mettre en mots. Mais je sais aussi qu’il me faudrait travailler davantage mon écriture, tenir plus régulièrement un petit carnet de vocabulaire (j’y crois beaucoup !) ou passer plus de temps à étudier des textes bien écrits au lieu de “dévorer” des livres. Mais là aussi cela fait partie des choses que j’aimerais mettre en place ces prochains mois.

 

Les outils

Je suis hyperconnectée et je peux passer des heures sur mon PC à bidouiller mes blogs, à surfer, à faire de la veille digitale et pourtant dès que je lis j’ai besoin de me couper complètement des écrans et de revenir au support papier pour noter mes idées, mes impressions de lecture, les mots qui m’interpellent… J’ai remarqué que je relis plus facilement ce que j’ai écris sur du papier que sur mon téléphone ou sur une application de prises de note

Malheureusement je suis aussi extrêmement désordonnée, dispersée, ce qui fait que j’ai des idées dans tous les domaines qui me viennent toutes les 5 mn et que tout support papier qui me tombe sous la main (dos d’enveloppe, papier brouillon, cahiers, carnets…) est aussitôt employé pour noter à la va-vite tout ce qui me passe par la tête à ce moment là.

Le problème c’est que se superposent mes impressions lecture, mon prochain RDV dentiste, la dernière idée lumineuse qui a germé précisément à ce moment là, mes réflexions sur un sujet ou un autre mais qui n’ont rien à voir avec la lecture en cours. Et le plus souvent ce précieux papier finit par s’égarer au milieu de dizaines (ou centaines ?) d’autres que j’ai déjà noirci les jours précédents. Oui je sais ma vie n’est pas facile ! ^^…  Et très certainement n’avez-vous pas autant de problèmes à gérer car en réalité la plupart des gens ne griffonnent pas de manière aussi anarchique et frénétique que je le fais, il vous sera donc d’autant plus facile de vous organiser.

Pour tenter d’endiguer ce flux et désordre constant, j’ai désormais un carnet de chroniques à spirales qui me permet d’arracher les pages au fur à mesure que je rédige mes chroniques sur mon blog et de garder uniquement les notes qui n’ont pas encore été utilisées ou reportées dans d’autres carnets plus appropriés comme le carnet à idées ou le carnet à citation. J’ai aussi choisi un petit format (17x22cm) pas très épais pour pouvoir le transporter facilement et pour qu’il ne pèse pas trop dans mon sac (critère incontournable). Un carnet pour lequel je privilégie la solidité ( c’est pour ça aussi que j’aime qu’il ait un élastique pour le bloquer), il n’est pas forcément magnifique pour n’avoir aucun remord à en arracher les pages, ni craindre de l’abimer en le trimballant partout (c’est pourquoi vous n’en verrez pas de photos sur Instagram, je garde mes beaux carnets pour des choses plus pérennes que la prise de notes Open-mouthed smile). Certains utilisent le bullet journal (bujo) pour suivre leurs lectures, les chroniques à écrire, lister les idées d’articles et comme vous pouvez le voir j’en ai un mais en réalité je m’en sers pour d’autres domaines que la lecture car il m’en faudrait un rien que pour cette thématique.

 

Blog littéraire - écrire plus vite ses chroniques lectures

 

Au départ, j’utilisais des mini posts it pour marquer soigneusement les pages qui m’interpellaient pendant ma lecture et ainsi ne pas abimer mes livres. Et puis, un jour je me suis dit qu’un livre c’était fait pour vivre, pour servir, que des idées bien rangées dans une bibliothèque ce n’était pas la priorité mais que de me les approprier et de pouvoir facilement les retrouver pour les relire, c’était plus important. Donc désormais je n’hésite pas à corner ou à écrire au crayon sur les pages qui m’intéressent. J’ai gagné en fluidité de lecture car je n’ai plus à m’interrompre pour coller un post it ou écrire toutes les 5 mn dans mon carnet. Je me contente de faire des points lecture réguliers avec les pages marquées, une sorte de débriefing de lecture qui me permet en plus de mieux mémoriser ce qui me semble important et qui m’aidera à écrire plus vite ma chronique.

 

Il est donc possible de devenir blogueuse littéraire même si écrire te semble encore compliqué.

L’essentiel c’est la passion !

Il faudra ensuite travailler pour s’améliorer et persévérer, le reste viendra alors naturellement, il n’y a pas besoin d’être doué au départ.

Il faut seulement souhaiter ardemment faire quelque chose et y consacrer de l’énergie !

D’où l’importance de ne pas se tromper de “passion” ou de trouver ce qui donne cette “bénéfique” fièvre de faire et d’apprendre sans s’économiser Winking smile

 

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6 Comments

    • Emma

      Bonjour Michel,
      Ahaha mais le pire c’est que j’ai pensé à vous en l’écrivant quand j’ai rajouté quelques virgules à mon texte pour tenter de soigner davantage ma ponctuation toujours si imparfaite … mais pas en libellant le post ! On va dire que les hommes qui lisent ne connaissent pas cette embûche de la difficulté d’écrire, vous êtes si … parfaits !! XD
      Promis, le prochain post j’intègre la mixité ! 😉

  • Rébecca Fossa

    Cette article me redonne l’envie et la motivation pour chroniquer mes lectures ! Depuis le mois d’août je n’écrit plus rien. Je m’étais donnée l’excuse des cours mais au final écrire me manque. Comme tu le dis cela prend du temps et me dire que je peux réussir à réduire ce temps m’encourage !

    • Emma

      Bonjour Rebecca,
      Oh je suis contente de lire que cela t’encourage. Il ne faut surtout pas culpabiliser, l’écriture c’est comme la lecture : c’est à la fois un entrainement et des cycles aléatoires. Je traverse aussi de longues périodes où écrire me coûte bien trop parce que je suis accaparée par d’autres priorités. Ce qu’il faut garder en tête, c’est que nous ne cessons de nous améliorer, c’est la magie de notre condition d’être humain. Plus nous répétons certaines choses, meilleurs nous sommes et peu importe qu’il s’agisse de petits pas. Il n’y a qu’en ne faisant pas, qu’on ne progresse pas. Et quand c’est trop difficile de s’y mettre, il suffit parfois de se dire qu’on se donne juste 10 mn, que c’est mieux que rien. Ça suffit généralement à donner de l’élan ou cela constitue déjà un petit pas. Mais oui le temps passé est d’autant plus maîtrisable si tu utilises une application type Pomodoro avec des temps de respiration toutes les 25 mn. Go go go ! 🙂

  • melopee1986

    Que c’est intéressant ! Je n’y avais encore jamais réfléchi mais j’ai encore une marge de progression énorme pour gagner en efficacité. Je n’ai aucune organisation en la matière. Mais ça m’a titillée, je vais m’y pencher !

    • Emma

      Coucou Melopée,
      Et oui c’est la bonne nouvelle ! 🙂
      J’avoue que si tu t’organises et travailles pour améliorer ton efficacité, ça devient beaucoup plus simple de bloguer de manière générale car il y a tant à faire !
      Je suis heureuse que cet article te permette d’explorer cette marge de potentiel. Belle journée à toi ♥

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