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	<title>femmes inspirantes Archives - Livres à lire ♥ Emma Power</title>
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	<description>Éveillez votre potentiel, un livre à la fois – Votre coach littéraire pour grandir.</description>
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	<title>femmes inspirantes Archives - Livres à lire ♥ Emma Power</title>
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		<title>Prodigieuses creatures -Tracy Chevalier : mon avis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 06:45:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[émancipation des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce roman en 3 mots : Roman historique/ Science/ Femmes effacées &#160; Quand on est une grande lectrice, acheter des livres de poche l’été est un bon plan : il y a souvent un titre offert. Cette année, cela m’a permis de faire deux lectures supplémentaires : celle-ci, “Prodigieuses créatures” et “Dîner à Montréal” de Philippe Besson, dont je vous ai déjà parlé. J’avais déjà lu “La dernière fugitive” de Tracy Chevalier, et j’avais beaucoup aimé sa plume &#8211; cette manière de mêler récit historique et histoire romanesque. Je m’étais toujours dit que je lirais d’autres de ses romans. Pour celui-ci, c’est fait ! &#160; ☆ Résumé de “Prodigieuses créatures” de Tracy Chevalier &#160; Début du XIXe siècle, à Lyme Regis. Mary Anning, jeune fille pauvre à l’instinct inégalé pour découvrir des fossiles, arpente les falaises battues par le vent pour aider sa famille à survivre. Lorsqu’Elizabeth Philpot, vieille fille londonienne passionnée de sciences, s’installe dans la région, les deux femmes que tout oppose se lient d’amitié autour de leur fascination pour les « prodigieuses créatures » enfouies dans la pierre. À elles deux, elles vont faire des découvertes majeures, bouleversant les fondements de la science de l’époque. Mais l’amitié va se heurter à la rivalité scientifique, à la jalousie, à un amour contrarié, et surtout à la société patriarcale qui les ignore ou les méprise. Car Mary, malgré ses talents, est tenue à l’écart des cercles savants, tandis qu’Elizabeth se débat avec sa propre solitude et son besoin de reconnaissance. Ce roman raconte leur lien complexe : admiration, trahison, réconciliation. Et au cœur de tout cela : deux femmes qui, chacune à leur manière, tentent de s’affranchir de ce que l’époque attend d’elles. &#160; &#160; ☆Pourquoi lire ce livre ✨ 1. Pour découvrir une pionnière oubliée de la paléontologie Mary Anning a réellement existé, et son travail a été essentiel. À travers leurs découvertes paléontologiques (dont certaines majeures), Tracy Chevalier redonne leur juste place à ces femmes pionnières, ignorées par les institutions savantes de leur temps. Ce roman éclaire les débuts de la paléontologie et la manière dont le savoir a longtemps été confisqué par les hommes. ✨ 2. Parce que c’est un roman d’amitié entre femmes fortes, complexes et passionnées. Mary Anning et Elizabeth Philpot incarnent deux formes d’émancipation dans une société rigide : la première par le geste, l’instinct, le travail acharné ; la seconde par l’esprit, la culture et la résistance intellectuelle. Leur lien, fait de solidarité mais aussi de jalousie, reflète la complexité des relations entre femmes dans un monde d’hommes. J’ai aimé que ce ne soit pas une sororité idéalisée, mais une amitié vivante, mouvante, parfois blessante – et profondément réelle. ✨ 3. Parce que c’est un livre sensoriel La côte de Lyme Regis est un personnage à part entière : brume, sel, craie, falaises qui s’effondrent… tout respire la rudesse et la beauté brute. Tracy Chevalier excelle à recréer des atmosphères : on sent le froid, la boue, le sel, mais aussi l’adrénaline des découvertes et j’ai véritablement eu l’impression de ressentir, ce que leur passion leur demandait d’affronter physiquement. &#160; ☆ Mon avis en quelques lignes   Déjà rien que le titre me semblait prometteur ! Et j’ai effectivement eu un vrai coup de cœur pour ce roman à la fois passionnant et accessible. J’ai adoré plonger dans cette Angleterre du XIXe siècle à travers les yeux de deux femmes qui refusent de rester à leur place. Mary est brute, instinctive, ancrée dans la terre. Elizabeth est plus réservée, mais tenace. Elles n’ont rien en commun, et pourtant, leur lien est magnifique, fait de respect, de blessures, d’admiration et de silence. J’ai aimé la manière dont Tracy Chevalier montre que la sororité, ce n’est pas toujours simple. On se soutient, on se jalouse, on se blesse parfois, mais au fond, on avance ensemble. Et puis il y a ce cadre : les falaises, les tempêtes, les fossiles à extraire à la main, dans la boue et le froid – on y est. On sent l’odeur du sel, la tension d’une découverte, la solitude des femmes trop curieuses. Bref, un roman documenté sans être lourd, féministe sans le dire, émouvant sans pathos. Je l’ai refermé avec l’impression d’avoir creusé quelque chose de profond. &#160; Je savais qu&#8217;elle n&#8217;avait pas une haute opinion de moi, car j&#8217;étais l&#8217;incarnation de ce qu&#8217;elle ne voulait pas que Mary devienne : une vieille fille obsédée par les fossiles. Je comprenais ses craintes. Ma mère non plus ne m&#8217;aurait pas souhaité cette vie-là -pas plus que je ne me l&#8217;étais souhaité moi-même il y a quelques années. Pourtant, maintenant que j&#8217;avais cette vie-là, elle ne me paraissait pas si mal. À certains égards, je jouissais de plus de liberté que les filles de bonne famille qui avaient trouvé à se marier.   ☆ Bilan de ma lecture Un roman puissant et limpide qui met à l’honneur deux femmes hors normes. J’ai été happée par cette amitié complexe entre Mary et Elizabeth, entre fascination, jalousie et admiration. L’écriture est fluide, les dialogues sonnent juste, et les falaises de Lyme m’ont laissé une impression tenace. Un très beau texte sur l’émancipation, la passion, et les silences qui lient. &#160; A qui conseiller ce livre ? À celles et ceux qui aiment les romans historiques incarnés. Aux passionné(e)s de sciences, de nature, de récits de femmes invisibilisées. À ceux/celles qui ont aimé La jeune fille à la perle et veulent retrouver cette écriture élégante et fluide. &#160; ☆ A lire aussi – idées lecture   La jeune fille à la perle – Tracy Chevalier L’empreinte de toute chose – Elizabeth Gilbert &#8211; Alma Whittaker est une botaniste autodidacte au au XIXe siècle, curieuse de tout et passionnée, qui va tracer son sillon malgré les embûches. &#160; ☆☆☆   Quel autre titre me conseilleriez-vous de Tracy Chevalier ?   Rejoins les 3000 abonnés de ma newsletter Des conseils pour t&#8217;aider à t&#8217;épanouir et des idées lectures spécialement dédiées à mes abonnés ♥ S&#8217;abonner Loading&#8230; S&#8217;abonner Loading&#8230; Thank you! You have successfully joined our subscriber list.</p>
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		<title>Rien n&#8217;est noir &#8211; Claire Berest</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Sep 2024 15:21:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Roman biographique]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Berest]]></category>
		<category><![CDATA[femmes inspirantes]]></category>
		<category><![CDATA[Frida Kahlo]]></category>
		<category><![CDATA[littérature française]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce roman en 3 mots : Biographique/ Incandescent/ Inspirant &#160; En grande amoureuse de Frida Kahlo, je ne pouvais pas manquer la sortie de “Rien n’est noir” de Claire Berest. J’avais déjà beaucoup lu sur celle-ci aussi j’avais peur de ne pas adhérer outre mesure à ce roman biographique mais l’écriture incarnée, vivante de Claire Berest a fait le job. J’ai été envoutée. &#160; ☆ Résumé de “Rien n’est noir” de Claire Berest &#160; À travers ce roman incandescent,”Rien n’est noir”, Claire Berest nous plonge dans la vie de Frida Kahlo. On y suit son corps brisé par l’accident, ses douleurs incessantes, mais aussi l’énergie qu’elle déploie pour peindre, aimer, vivre malgré tout. Au centre de ce récit : sa relation tumultueuse avec Diego Rivera, célèbre peintre mexicain et compagnon d’une vie faite de passions, d’infidélités et de réconciliations. Mais au-delà de l’histoire d’amour, “Rien n’est noir” reconstitue tout un univers : le Mexique des années 1930, ses couleurs, ses odeurs, ses fêtes, et la scène artistique effervescente où défilent les surréalistes, les révolutionnaires, les figures flamboyantes de l’époque. &#160; &#160; ☆Pourquoi lire ce livre ✨ Parce qu’il donne chair à Frida Kahlo Plus qu’une icône, elle devient par la magie de l’écriture, une femme de chair et de sang, fragile et indestructible à la fois. ✨ Parce que c’est une ode à la liberté Frida Kahlo transcende sa douleur par l’art, l’amour, la fête : une vie vécue à pleine intensité malgré la souffrance. ✨ Parce que le style de Claire Berest est habité Sa plume, vibrante et sensorielle, nous fait plonger dans l’univers haut en couleur de Frida, entre réalisme cru et flamboyance. L’autrice confie que Frida ne la quitte jamais. On le ressent à chaque page : son écriture vibrante, sensorielle, donne à ce portrait une intensité unique. &#160; &#160; ☆ Mon avis en quelques lignes   Je connaissais déjà Frida Kahlo, son accident, ses peintures bouleversantes. Mais avec ce roman, Claire Berest m’a permis d’entrer de plein pied dans son intimité : sa relation passionnelle avec Diego Rivera, ses douleurs quotidiennes, et ce besoin viscéral de créer pour survivre. Ce qui m’a touchée, c’est la lumière qui se dégage de ces pages malgré la douleur. Frida ne se résigne jamais : elle transforme ses souffrances en force créatrice. C’est un bel exemple de vie, de passion, de liberté, et sans doute ce qui rend ce roman si inspirant. J’ai aussi été frappée par la transformation de Claire Berest elle-même au moment de la sortie du livre. Elle semblait habitée par Frida, comme si cette femme l’accompagnait jusque dans sa chair. L’autrice dit d’ailleurs qu’il y a toujours un peu de Frida dans chacun de ses romans, parce qu’elle ne la quitte jamais vraiment. Et c’est peut-être ce qui rend ce texte si vibrant : il est écrit avec le souffle de Frida. Un roman incandescent et habité, où Claire Berest fait revivre Frida Kahlo de l’intérieur. Plus qu’un portrait, c’est une immersion vibrante dans la douleur, la passion et la liberté d’une femme qui continue d’inspirer… jusque dans la plume de l’autrice.   À force de vouloir m&#8217;abriter en toi, j&#8217;ai perdu de vue que c&#8217;était toi, l&#8217;orage. Que c&#8217;est de toi que j&#8217;aurais dû vouloir m&#8217;abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? Et tout ça n&#8217;est pas triste, mi amor, parce que rien n&#8217;est noir, absolument rien. &#160; A qui conseiller ce livre ? D’abord aux amoureux de Frida Kahlo, mais aussi à ceux et celles  qui aiment les destins flamboyants, les romans biographiques, l’art et la passion. &#160; &#160; ☆ A lire aussi – idées lectures “L’épaisseur d’un cheveu” – Claire Berest : un roman glaçant sur un féminicide ordinaire, qui montre l’autre versant de sa plume. “Frida : biographie” – Hayden Herrera : la grande biographie de référence, traduite en français “Les années” – Annie Ernaux : autre regard d’autrice sur la mémoire et la condition féminine. “Le coût de la vie” – Deborah Levy : explore la force de la création face aux épreuves, transformant une séparation en manifeste de liberté et d’indépendance, rappelant combien l’art et l’écriture peuvent devenir des armes de survie. &#160; ☆☆☆   Avez-vous envie de découvrir ce roman sur Frida Kahlo ?     Rejoins les 3000 abonnés de ma newsletter Des conseils pour t&#8217;aider à t&#8217;épanouir et des idées lectures spécialement dédiées à mes abonnés ♥ S&#8217;abonner Loading&#8230; S&#8217;abonner Loading&#8230; Thank you! You have successfully joined our subscriber list.</p>
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		<title>La commode aux tiroirs de couleurs &#8211; Olivia Ruiz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 06:50:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[femmes inspirantes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Premier roman d’Olivia Ruiz, “La commode aux tiroirs de couleurs” a été l’une des révélations littéraires de ce printemps/été déconfiné. Olivia Ruiz s’inspire de sa propre histoire familiale, qu’elle ne connait pas, pour créer une fiction lumineuse sur la quête d’identité, le poids des racines et des secrets, le déracinement, l’exil mais aussi l’amour.   Thème : Exil, quête identitaire, trouver sa place, guerre civile espagnole, amour, femmes, transmission, franquisme Franco, France, migrants, secrets de famille,  livre, roman, Olivia Ruiz. &#160;   ☆ Résumé de l&#8217;éditeur   “Rita a 10 ans lorsqu’elle embrasse ses parents pour la dernière fois sur le quai de la gare avant de prendre ce train, avec ses sœurs Leonor et Carmen, qui leur fera quitter l’Espagne de Franco pour la France et Narbonne. Sa mère leur a appris le courage et que chacun est maître de son destin. Héritant aujourd’hui de la commode tant convoitée de sa grand-mère, l’une de ses petites filles, la fille de Rita, va en ouvrant chacun des 10 tiroirs colorés de celle-ci, découvrir tous les secrets de cette histoire liée à celle de la guerre civile espagnole, qui a décidé du destin de quatre générations de femmes.” &#160; &#160; ☆ Pourquoi lire  “La commode aux tiroirs de couleurs” d’Olivia Ruiz &#160; ☆ Parce que c’est un livre lumineux, émouvant et résilient. ☆ Parce suivre Rita, cette jeune femme qui a l’envie féroce de vivre mais aussi de s’intégrer, tout en restant maître de son destin dans un pays qui n’est pas aussi accueillant que ce qu’il y parait, est une belle leçon de vie et de courage. Cela nous amène aussi à réfléchir sur la manière dont nous percevons et accueillons les “autres”, ces migrants tout en nous revendiquant terre d’accueil. &#160; &#160; ☆ Mon avis sur “La commode aux tiroirs de couleurs” d’Olivia Ruiz   C’était certainement pour moi la lecture la plus attendue pour cette reprise de “vie normale”. Olivia Ruiz, c’est la fille du pays, celle qu’on a suivi avec attention lorsqu’elle a fait la première “Star Academy”, dont on a été très fiers, quand frondeuse et déterminée, elle faisait le siège des auteurs qu’elle admirait pour qu’ils lui écrivent des textes qui lui ressemblent parce qu’elle ne voulait pas qu’on lui impose quoi que ce soit. Ensuite on a été béat d’admiration devant “Sa femme chocolat” et la pochette de dingue qui l’accompagnait, tout en fredonnant “J’traine des pieds”. Olivia Ruiz, c’est celle qui résiste pour trouver sa place et qui nous fait fondre, ce roman est tellement à son image ! J&#8217;ai parfois la chance de la croiser dans un petit café sur la place derrière chez moi mais je n&#8217;ai jamais voulu la déranger, elle a le droit à sa tranquillité et écrire sur ce blog me suffit. Par contre j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de l&#8217;écouter, avec mes copines de Perpignan, pour la sortie de son livre à la librairie Cajelice à Perpignan (avec Cali en  intervieweur guest star !). On a même croisé, juste avant, au café, Cyril Massarotto ! Que ceux qui disent qu&#8217;il ne se passe rien d&#8217;intéressant dans le sud, se taisent ahah. Bref, c’était cool, chaleureux, authentique à l’image de ces deux-là. Ce qui m’a permit d’en apprendre davantage pour compléter cette chronique, qui était déjà écrite, mais aussi de vous offrir quelques photos sympas de cette rencontre, un peu comme si vous y étiez. J’ai donc ouvert ce livre avec une certaine émotion. Je passe régulièrement devant Le café de la Terrasse (que tenait sa famille) lorsque je me rends à Toulouse par la Minervoise et il m’est impossible de traverser Marseillette avec son panneau sans penser à elle. C’est une chose bizarre que de lire une histoire dont tant de lieux nous sont familiers, comme s’il s&#8217;agissait de quelqu’un de notre famille et d’y retrouver une filiation d’histoire avec des membres de sa propre famille ayant fuit eux aussi l’Espagne franquiste. J’aurais voulu pouvoir offrir ce livre à ma mamé, Lola, je sais qu’elle aurait été bouleversée. J’ai regretté aussi de ne pas avoir posé plus de questions comme si son histoire avait seulement commencé avec sa naissance sur le sol français. Je réalise que souvent ceux que l’on aime partent avec leurs secrets.     C’est cette porte là qu’à voulu pousser Olivia Ruiz, celle qui permet de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va afin de trouver enfin sa place. Lever les non-dits, les secrets de famille, ce que chacun terre au fond de soi pour oublier et s’intégrer, en omettant que la transmission est autant essentielle pour ceux qui suivent que d’avoir l’impression d’être d’ici. Mais les exilés préfèrent le plus souvent le silence, ne pas revivre le trauma de l’abandon du pays, s’intégrer à tout prix, devenir français. L’exil c’est la double peine : celle de la perte de chez soi et celle d’être mal reçu ailleurs, d’être étranger, parfois considéré comme un intrus. Alors les premiers se taisent et gomment ce qui les rend différents et la seconde génération est prisonnière de ce silence, qu’elle sait ne pas devoir briser, le porte et la transmission ne se fait alors plus. L’exil est une plaie qui ne se referme jamais, en nier la douleur c’est la faire porter confusément aux générations qui suivent. C’est avec cet héritage silencieux qu’Olivia Ruiz tente de remettre les compteurs à zéro car devenu maman, c’est à son tour de transmettre le poids des racines et d’expliquer le trauma du déracinement, cette sensation confuse d’être là mais aussi de venir d’ailleurs.     A travers l’histoire de Rita et de ses sœurs, Leonor et Carmen, mises dans un train pour Narbonne par leurs parents républicains pourchassés par la milice de Franco, on dénoue les secrets de cette famille d’exilés liés à la grande histoire. La commode héritée de l’Abuela avec ses nombreux tiroirs de couleurs qui révèlent chacun un pan de l’histoire à sa petite fille, permet d’écrire l’histoire de cette famille. Par contre ne cherchez pas le vrai du faux, cette histoire est totalement inventée !  Même la commode, c’est une idée à elle. C’est bien parce qu’elle ne sait rien de sa propre histoire familiale, du fait du silence gardé par ses grand-mères, qu’Olivia Ruiz a écrit ce roman. D’ailleurs au départ c’était le titre d’une nouvelle qu’elle avait écrit et qui est devenu un roman qui n’a plus rien à voir avec celle-ci. Mais la maison d’édition a conservé le titre, je vous le dis pour la petite anecdote (je sais que vous en êtes friands.es !), mais Olivia déteste ce titre. Forcément ce roman a eu une résonance très forte chez moi, j’ai souvent pleuré d’émotion en tournant les page. J’ai immédiatement adopté dans mon cœur toutes ces femmes au caractère bien trempé et tellement attachantes. “Je pense alors que je suis au bon endroit au bon moment, c’est idiot. J’aime ces signes qui donnent l’impression qu’un moment banal pourrait être un moment qui compte, un moment charnière. Du coup, j’en invente souvent.”   C’est aussi un beau témoignage sur la solidarité des femmes et leur courage et une réflexion sur le racisme. Les migrants espagnols, italiens et portugais ont été aussi mal reçu sur notre sol que le sont aujourd’hui les migrants d’origine arabe ou africaine mais on a (déjà) oublié que ce fut aussi le cas. Les régions du sud-ouest de la France ont accueilli beaucoup d’immigrés espagnols qui y avaient déjà de la famille et ce fut particulièrement poignant de suivre la longue traversée des Pyrénées à pied des 3 fillettes en sein d’un large convoi pour être ensuite placées dans des camps de fortune, la France étant alors dépassée par l’afflux massif de ces réfugiés.   “C’est mon deuxième retour, et le premier a déjà anéanti tout espoir d’être adoptée. J’ai depuis longtemps fait le deuil d’être l’une des leurs. Je suis plus sereine cette fois à l’idée de retrouver l’Espagne. Je compte bien profiter de tout ce qu’elle a à offrir et qui résonne si vivement en moi, sans la pression d’avoir à me faire accepter. Je n’ai plus rien à perdre. Pepita m’a donné de la force. Je ne veux pas finir enfermée dans l’amertume et le mutisme comme elle. Je ne veux pas que la folie m’aspire et que la gnôle me consume comme elle.”   Un beau roman sur l’amour maternel, l’amour de son pays et l’amour tout court ! A lire aussi sa très belle et poignante lettre d’adieu à son grand-père enlevé par le COVID 19 sans qu’il n’ait pu justement tenir sa promesse de tout lui raconter avant de partir, car il lui avait dit :“Moi je ne te laisserai pas d’écrit, je te parlerai, je te raconterai quand je sentirai que ma fin s’approche à pas feutrés de notre vie. Tu pourras me demander ce que tu veux, j’oserai sûrement laisser aller les larmes que j’ai retenues une destinée entière afin de répondre sincèrement à toutes tes questions.”   ☆ Bilan de ma lecture de « la commode aux tiroirs de couleurs » &#160; « La commode aux tiroirs de couleurs » d&#8217;Olivia Ruiz est un petit bijou ! Une œuvre féministe, lumineuse, intense et émouvante qui aura certainement sa place dans le palmarès “Femmes prodigieuses”. A lire avec passion &#x2665;&#x2665;&#x2665; &#160; ☆ A lire aussi – Idées lecture &#160; Je pense en premier lieu à des livres de femmes, forcément ! “La mère morte” de Blandine de Caunes, “L’amie prodigieuse” d’Elena Ferrante ou encore “La liberté au pied des Oliviers” de Rosa Ventrella. Mais aussi à des lectures sur le poids de l’exil comme celui de Leïla Slimani “Le pays des autres” ou cette très intéressante BD sur la traversée des Pyrénées par les réfugiés espagnols “Le convoi”.   &#160; ACHETER SUR AMAZON / RAKUTEN / LES LIBRAIRES &#160;</p>
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		<title>Jackie et Lee -Stephanie des Horts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 17:40:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[femmes inspirantes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Connaissez-vous la véritable histoire de Jackie Kennedy ? Dans cette biographie très documentée “Jackie et Lee”, Stéphanie des Horts dresse un tableau sans concession de la rivalité qu&#8217;entretient toute leur vie durant, les deux sœurs Bouvier. Thème : Amérique, biographie, first lady, Jackie Kennedy, Lee Bouvier, John Kennedy, présidence, relation sœurs, famille Bouvier, éducation, roman historique, destin de femme, destin exceptionnel, Stéphanie des Horts.   &#160; &#160; ☆ Résumé de l’éditeur   “Deux soeurs. Un destin. Américaines. Chic. Glamour. Deux sœurs intelligentes et belles. La première aura tout, la seconde en rêvera. La première épouse un président et s&#8217;érige en symbole. La seconde s&#8217;unit à un prince sans fortune et sans gloire. Jackie et Lee Bouvier entrent dans la légende. Leurs amants s&#8217;appellent Gianni Agnelli ou Aristote Onassis. Elles fréquentent Cecil Beaton, Andy Warhol, Mick Jagger. Elles lancent les Hamptons, font vibrer Palm Beach. Sur la côte amalfitaine, Benno Graziani shoote à tout va pour Paris Match, c&#8217;est la dolce vita&#8230; Et soudain, le drame : Dallas, 22 novembre 1963. Jackie va enfin faire profil bas, songe Lee. Elle se trompe, Jackie se prend pour le soleil et Lee marche dans l&#8217;ombre de son aînée. De l&#8217;Inde de Nehru à la Ve avenue, du bal Noir et Blanc de Truman Capote aux pontons de Martha&#8217;s Vineyard, Jackie Kennedy et Lee Radziwill s&#8217;affrontent à coups de secrets inavouables, de serments bafoués et de testaments que l&#8217;on préférerait oublier. Alors, les soeurs Bouvier, des filles infréquentables ou les dernières princesses de l&#8217;Amérique ? Après La Panthère, Pamela et Les Soeurs Livanos, Stéphanie des Horts nous entraîne au cœur du clan Kennedy, dans le secret d&#8217;une relation ambivalente, entre passions, orgueil et jalousie.” &#160; ☆ Pourquoi  “Jackie et Lee” de Stéphanie des Horts est un livre à lire ? &#160; ☆ Parce que c’est l’une des biographies qui lève le voile sur la personnalité de Jackie Kennedy. ☆ Parce que c’est une biographie captivante, rythmée qui nous entraîne le temps de quelques heures, dans le sillage de ses deux sœurs terribles et au plein cœur même de cette fascinante époque. &#160; &#160; &#160; ☆ Mon avis sur Jackie et Lee de Stéphanie des Horts &#160; Je connaissais déjà le visage, pas très sympathique, de Jackie Kennedy puisque passionnée par la biographie et l’histoire de la vie de Maria Callas, j’étais inévitablement tombée (par les liens qui nous entraine d’un livre à un autre quand on creuse un sujet), sur la biographie de Donald Spoto “Jackie &#8211; le roman d’un destin”. Ce livre confirme la femme sèche, froide et intéressée qu’elle était sous ses dehors pourtant très avenants et glamours qui en firent une icône d’élégance et historique. Je lis actuellement l’autobiographie d’une autre first lady, Michelle Obama, et quel contraste ! L’une est tout en courbe, générosité, ouverture d’esprit et intelligence là où Jackie n’est que calcul, étroitesse de vue, égotisme et jalousie. J’aurais tendance à penser que tout se paye un jour et dans son cas, le Karma (ou l’Univers) ne l’épargnera pas par la suite. La vie de cette femme qu’on persiste à présenter comme iconique, fut en réalité un désastre. Doit-on incriminer son éducation ? En effet les sœurs Bouvier furent élevée par leur mère, Janet, une femme à la discipline de fer et aux idées bien arrêtées, obsédée par l’idée que ses filles ne  réitèrent l’erreur qu’elle avait fait en succombant au séduisant Black Jack qui s’était révélé incapable de s’élever socialement. Ses deux filles feraient un beau mariage, elle y veillerait. &#160; Il y a deux choses essentielles dans la vie. L’argent et le pouvoir. Ce sont les nerfs fondamentaux de la guerre et le secret du bonheur éternel. &#160; Rien n’est donc économisé pour que les deux sœurs aient une éducation impeccable ! Elles sont intelligentes, Lee est sensible et doué pour les arts, Jackie étudie très sérieusement et elle est brillante. Obsédées par leur apparence, elles ne se laissent rien au hasard et sont abonnées au verre d’eau glacé qui coupe la faim. On ne les prendra pas en plein délit de gourmandise, un grand destin les attend et cela vaut tous les sacrifices.   ©RON GALELLA/WIREIMAGE   Dès le départ les deux sœurs se disputent l’affection de leur père. Mais Black Jack préfère déjà Jackie. Est-ce que cette préférence marquera à jamais l’idée inconsciente qu’elles ont d’elles-mêmes et pérennisera la première place constante de Jackie et la part de l’ombre pour Lee ? En tout cas, Jackie rebondira toujours, même quand après l’assassinat de John Kennedy elle se retrouvera veuve alors même que Lee imagine qu’elle va enfin faire profil bas. C’est mal la connaitre ! Jackie semble toujours avoir un coup d’avance sur le destin. &#160; “Elle ne pense qu’à elle. C’est la plus grande actrice du monde. Bien sûr elle l’aimait. De là à en faire une légende ! Non, elle n’est pas submergée par le chagrin, elle est occupée, c’est tout.” &#160; En épousant Onassis qui était la chasse gardée de Lee et que celle-ci lui avait présenté, c’est non seulement un nouveau coup bas qu’elle assène à sa sœur, mais elle lui vole encore une fois la première place. De first lady elle devient alors l’une des femmes mariées à l’un des hommes les plus riches de la planète. Lee a définitivement perdu la partie. Pourtant Lee Bouvier Radziwill était la plus jolie, bien plus fine et sensible que sa sœur. Truman Capote l’adorait, il l’appelait Ondine et ne tarissait pas de compliments sur elle, comme il savait le faire avec ses amis les plus chers. Elle fera un mariage avec un prince et mènera une vie riche dont elle ne sut jamais profiter, écrasée par cette fiévreuse et insidieuse rivalité avec sa sœur. Peut-être aurait-elle dû prendre ses distances mais leur relation fusionnelle complexe tissée d’amour et de haine le lui empêchait. Ses tentatives désespérées pour essayer d’exister dans un domaine où sa sœur ne s’imposait pas, comme celle de monter sur scène, seront vouées à l’échec. Lee est condamnée à vivre dans l’ombre de sa trop brillante sœur. Ce livre permet de lever enfin le voile qui recouvrait son existence. A travers la dense biographie de Stéphanie des Horts, on vit à l’heure des Hamptons, de l’ascension irrésistible de John Fitzgerald Kennedy, parmi les grands de ce monde de Gianni Agnelli, Onassis, Truman Capote et son célèbre bal noir et blanc à laquelle l’auteure consacre une belle partie de son roman vu les liens étroits qu’il entretenait avec Lee. &#160; ☆ Bilan de ma lecture &#160; Passionnant ! Je pense même que je l’ai lu beaucoup trop vite tant j’ai été emportée et il se passe tellement de choses pendant leurs vies, que je pense que je le relirai plus tranquillement plus tard. A lire si vous aimez les grands destins, si les relations sœur vous intriguent ou tout simplement si vous avez envie de connaitre la véritable Jackie Kennedy et découvrir sa sœur Lee. &#160; ☆ A lire aussi – idées lecture &#160; A lire du même auteur “Pamela” sur Pamela Churchill ou encore “Les soeurs Livanos” Dans les lectures qui pourraient vous intéresser dans le même style “Avec toute ma colère” d’Alexandra Lapierre, ou “La vie que tu t’étais imaginée” de Nelly Alard ou encore le Jackie Kennedy de Katherine Pancol “Une si belle image”, qui me tente bien ! &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; ACHETER SUR AMAZON / RAKUTEN / LES LIBRAIRES &#160; &#160; &#160; &#160; /&#62;</p>
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		<title>Pourquoi la série Netflix « Self Made » n&#8217;est pas votre amie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 13:04:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARTICLES]]></category>
		<category><![CDATA[Développement personnel]]></category>
		<category><![CDATA[femmes inspirantes]]></category>
		<category><![CDATA[serie Netflix]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Vous le savez, je suis fan des biographies de femmes inspirantes car je pense que les modèles féminin ont tous quelque chose à nous apprendre, surtout dès lors qu’ils ont cassé des codes. A priori la biographie de Madam C.J Walker, première femme noire autodidacte à devenir millionnaire dans l&#8217;Amérique de la ségrégation raciale avait tout pour faire partie de ce panthéon de femmes prodigieuses et j’ai donc voulu approfondir le sujet pour pouvoir vous en parler plus précisément. Seulement voilà cette série Netflix pose certains problèmes qui pourraient se résumer en la phrase suivante …   « L’important n&#8217;est pas ce que vous voyez ou ce que l&#8217;on vous dit, mais ce que l&#8217;on veut que votre cerveau comprenne »   &#160; &#160; &#160; ☆ La série n’est pas une biographie mais une fiction &#160; Le fait que cette série prétende s’inspirer de “On her own ground” ne signifie pas qu’elle respecte la biographie de Sarah Breedlove/ Madam C.J Walker. En réalité la plupart des faits ont été “tordus” pour étayer une vision différente des évènements et donc du monde. Pourquoi ? On vous dira que c’est pour que le scénario respecte un storytelling addictif avec des méchants et des rebondissements, que c’est comme ça que travaillent les studios, blabla… Ok ! Mais alors comment on justifie que ce storytelling est clairement orienté dans un sens complètement différent de ce que fut réellement la vie de ces femmes et leur vision du monde ? Leur vie a été naturellement tellement exaltante et pleine de rebondissements qu’il eut été très facile de construire une histoire hypnotique qui en souligne et en accentue les angles forts avec les talents d’écriture et l’argent dont disposent les producteurs de séries. Pourtant le choix fait par les studios a été autre…   ☆ Madam C.J Walker n’est pas la première femme noire millionnaire   En réalité, elle n’est devenue millionnaire qu’après sa mort (en 1919, son patrimoine n’atteignait que 600.000 dollars, il dépassera le million qu&#8217;après son décès) mais surtout il y avait déjà devant elle une autre femme noire millionnaire qui lui avait ouvert la route ! Une femme dont elle va modéliser le modèle de réussite et copier la formule de son baume puisqu’elle fut son élève et son employée avant de décider au bout d’un an de prendre son envol par ses propres moyens. Cette femme dont elle s’est inspirée, c’était Annie Turnbo Malone !    Annie Turnbo Malone &#160; A l’époque où Madam C.J Walker se lance, Annie Turnbo est déjà riche (elle deviendra millionnaire au début des années 1900) et elle a déjà financé, en 1917, le fameux Toro College, un énorme campus/centre de formation où elle forme des femmes afro-américaines démunies pour leur permettre de suivre une formation, de croire en elles, de s’émanciper et de faire carrière dans le domaine de l’esthétique. C’est d’ailleurs une réussite totalement exceptionnelle dans cette Amérique patriarcale qui pratique la ségrégation raciale et enferme les noirs dans des guettos en leur refusant l’égalité des droits. Alors réussir en étant une femme noire, c’est d’autant plus miraculeux ! Annie est une philanthrope et utilise justement sa fortune pour lutter et participer à ce que ce monde change. Je ne saurais trop d’ailleurs vous conseiller la lecture de l’excellent roman “La femme révélée” de Gaëlle Nohant, si vous voulez en apprendre davantage sur cette Amérique. Je vais d’ailleurs vous en parler dans quelques jours.   Bref ! Pour revenir à la série Netflix “Self made”, Annie Turnbo est décrite comme… la méchante Addie Monroe qui non seulement gâche toutes ses chances de réussite en faisant de mauvais choix stratégiques mais déploie en plus une énergie considérable pour nuire et conspirer contre Madam C.J Walker.   ©Amanda Matlovich/Netflix   Vous vous demandez pourquoi ? Parce qu’il vaut mieux montrer des femmes rivales que des femmes qui s’entraident, surtout pour conquérir ce qui relève encore du domaine réservé des hommes : l’argent et l’influence. En réalisant un film sur Madam C.J Walker, il aurait été facile de traiter du même coup l’éclatante réussite de celle qui l’a devancé et qui lui servit de modèle, même si elle la copia ! Mais j’imagine qu’autant de réussites féminines c’était déjà trop lourd à digérer, surtout lorsque ces femmes s’inspirent les unes des autres. Cela pourrait donner de mauvaises idées à d’autres femmes ! D’autant que si Annie Malone a dénoncé le plagiat de Madam C.J Walker, elle s’est ensuite contentée de créer et protéger sa propre marque PORO et cela n’a en rien entamé son irrésistible ascension, ni la constitution d&#8217;un véritable empire employant 75.000 personnes (contre 25.000 pour Madam C.J Walker). En fait, on ne s’intéresse à aucun moment à l’histoire d’Annie Turnbo car cette série a un autre objectif en tête … Ceci explique pourquoi on a préféré substituer insidieusement un autre modèle à celui d’Annie Turnbo dans l’histoire de Madam J.C Walker (on ne va chipoter avec ce genre de détail, hein !) … Ainsi dans la série “Self made”, Madam J.C Walker va s’inspirer d’un… homme (c’est quand même davantage dans l’ordre naturel des choses !). Lequel homme a en plus la bonne idée d’être un blanc (et est accessoirement un grand défenseur de la théorie de la suprématie de la race aryenne et un financier de la cause du régime nazi ! On n’est donc pas à une contradiction près quant au choix des modèles qui inspirent Madame Walker. Un très riche raciste notoire voulant dominer le monde peut faire l’affaire…) soit tadam !  A été nommé pour ce rôle, Monsieur Rockefeller !   ©Amanda Matlovich/Netflix   Vous comprenez mieux pourquoi on a généreusement glissé dans chacun des épisodes de la série une petite référence à sa personne ! J’avoue que c’est ce qui m’a intrigué et m’a incité à gratter un peu le joli vernis de cette mini série. Au delà du fait que la famille Rockefeller fait partie de ceux qui saccagent la planète, asservissent les autres sans scrupules et dirigent les lobbys les plus puissants du monde, ils ont déjà montré qu’ils étaient prêts à mettre beaucoup d’argent sur la table pour réécrire l’histoire (ils ont déjà tenté de le faire à la fin de la seconde guerre mondiale pour dissimuler leur rôle). Je n’avais donc pas souvenir que cet homme soit un modèle de philanthropie, ni ne soit un choix inspirant pour notre génération… Je vous ai mis en fin d’article une partie des ressources que j’ai utilisé pour écrire cet article et je vous assure que c’est plus qu’édifiant, c’est terrifiant ! Vous vous souvenez, il y a eu une époque où l’on craignait que les publicitaires utilisent des images subliminales dans les films à notre insu pour créer des besoins de consommation que nous n’avions pas ? Et bien on en est là, en plus grave ! Car c’est justement ce que vise ce genre de manipulation : on vous glisse une mauvaise référence à la place d’une autre et votre cerveau assimile l’information sans la décrypter mais surtout, plus perversement, il assimile en même temps, sans que vous vous en rendiez compte, la croyance qui est lui est associée et la stocke dans la partie inconsciente de votre cerveau.   Ainsi vous assimilez tout naturellement que le modèle à suivre, même pour une femme, est forcément un modèle masculin.   Que ce modèle doit être celui d’un système blanc capitaliste, le seul et l’unique valable. Celui-là même qui détruit et exploitent les ressources humaines et naturelles de la planète et qui a justement besoin, depuis quelques années, de soutien car il est de plus en plus contesté… Alors que l&#8217;on constate qu&#8217;au contraire, le business model choisi par ces deux femmes est justement de se développer pour accomplir un objet social et non la poursuite sans fin de leur propre profit : elles réinjectent leurs profits pour aider la communauté féminine afro-américaine. En cela, elles sont déjà très avant-gardistes !   Et en même temps comme la plupart des gens ne feront pas de recherches, il est facile d’en profiter pour redorer l’image d’une famille assez trouble et de faire croire que les Rockefeller sont des philanthropes et un modèle à suivre. (mais peut-être faut-il chercher qui a vraiment financé cette série… je dis ça, je dis rien…) &#160; Je ne veux pas entrer dans une théorie conspirationniste des puissants de ce monde, parce que dans cet article je donne juste mon avis qui n&#8217;engage que moi, mais quand même, avouez, que soudain, on comprend mieux ce manque de “congruence” du scénario et qu’est ce que Monsieur Rockefeller vient faire dans cette histoire …   Oui ! Les studios qui écrivent et financent les histoires pour nous distraire font partie d’un système qui ne veut pas que les choses changent et ils n’économisent pas les moyens à leur disposition, ni leur argent pour renforcer et faire perdurer cette vision du monde dans votre esprit. Ils vous disent : Vous voulez des histoires de femmes différentes qui s’émancipent ? Parfait ! On va répondre à votre demande, on y a même intérêt ! Ils ont à leur disposition le média parfait pour y répondre et s’adresser à notre cerveau inconscient pour renforcer en même temps toutes nos croyances limitantes sans même que nous ayons conscience de ce qui se passe. Car si l’un des buts des puissants de cette planète, c’est bien que les femmes travaillent car c’est nécessaire pour l’expansion de leur business , il ne faut pas non plus qu’elles réussissent trop et puissent empiéter sur le domaine réservé aux hommes. C’est la bonne vieille méthode utilisé par tout manipulateur aguerri : on vous encourage à faire quelque chose tout en envoyant en même temps un autre message contradictoire pour vous auto-limiter.   Je ne vais pas TOUT expliquer et décortiquer sur les différents buts poursuivis car ils sont très nombreux dans cette série d’apparence anodine. Je vais rester centrée sur les procédés employés car c’est une clé très importante qui permet ensuite d’y voir plus clair. Vous voulez un autre exemple ?   ©Amanda Matlovich/Netflix   ☆ Le mari de Madam C.J Walker est une lopette &#160; Bienvenue dans le monde merveilleux de ce qui vous attend si vous êtes une femme et que vous vous mettez en tête de réussir ! On la connait tous cette croyance ! Tout le monde adore la propager : nos mecs, nos boss, même nos parents et nos copines. “ Si tu veux faire carrière, tu vas devoir assumer de finir seule et malheureuse”. Peu importe que des tas de femmes réussissent à la fois leur vie professionnelle et personnelle, on n’y croit pas car ce n’est pas ce qui est montré. En réalité, ces deux femmes ont eu une vie sociale et personnelle plutôt riche (en tout cas, bien plus que la mienne !) et pourtant tout le scénario va être écrit de manière à démontrer que Madam Walker écrase littéralement son mari, ne pense qu’à travailler et à courir après l’argent. Sa féroce ambition métamorphose l’épouse douce et comblée en ogresse. C’est l’unique manière de réussir. Seule ses décisions comptent, elle n’a plus de temps pour son mari, elle ne soutient pas les idées de publicités qu’il a pour SON entreprise, elle le néglige tant et si bien, qu’il est “obligé” de la tromper et se met à boire… I Ici le message s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes dont les femmes seraient trop ambitieuses. Je n’ose imaginer ce que les hommes ont intégré comme image de la femme qui réussit et de la justification de leur propre lâcheté… En tout cas, c’est bien sûr venu renforcer cette croyance qu’il vaut mieux éviter de laisser une femme prendre son envol si on ne veut pas se retrouver dans la situation de cette lopette de Monsieur Walker, vidé de toute sa virilité (mais bien sûr !). Et pire, cela a renforcé dans le même temps la croyance chez de nombreuses femmes qui ont regardé cette série,...</p>
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		<title>10 choses inspirantes à savoir sur Agatha Christie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 16:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Agatha Christie]]></category>
		<category><![CDATA[femme inspirante]]></category>
		<category><![CDATA[femmes inspirantes]]></category>
		<category><![CDATA[littérature anglaise]]></category>
		<category><![CDATA[littérature britanique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Agatha Christie, ce nom unique évoque à la fois un écrivain mythique et des personnages, devenus tout aussi cultes que leur auteure. &#160; Mais que savons-nous de son histoire personnelle ? Qui est réellement Agatha Christie ? Elle est née en 1890 et fut une écrivaine tellement prolifique (66 romans, 154 nouvelles et moins connu, 20 pièces) que son histoire personnelle ne peut qu’être inspirante ! Il faut savoir qu’au début du vingtième siècle quand elle a commencé à publier, le roman policier n’était pas un genre littéraire très répandu. Mais elle va le marquer de son nom et aidera à le rendre populaire. En me renseignant sur sur la vie de cette femme, je me suis rendue compte qu’elle avait toujours été en avance sur les tendances, autant dans sa façon d’être que dans la conduite de sa vie d’auteure et de femme. Peut-être peut-on aussi considérer qu&#8217;elle a pu avoir ce destin incroyable parce qu’elle a perdu son père très tôt (à l’âge de 11 ans) &#8211; ce qui lui a donné à la fois, la liberté d&#8217;être qui elle voulait être, rare pour une femme de cette génération et l&#8217;obligation de prendre sa vie en main très tôt-  et qu&#8217;elle a eu la chance d&#8217;avoir une mère aimante qui s’occupait personnellement de son éducation et la soutenait dans tout ce qu’elle entreprenait. Pourtant, Agatha Christie manquait terriblement de confiance en elle. Elle était en effet très timide, ce qui l&#8217;obligea à abandonner la musique (le piano et la chanson) car cela la contraignait à trop d’exposition. Mais elle resta curieuse, persévérante, ouverte à la vie et au monde et elle fut une travailleuse acharnée. Cela compensa son caractère introverti. Je voulais aussi en savoir plus sur Agatha Christie pour mieux comprendre son œuvre, savoir quels livres lire en priorité en dehors des immenses et inévitables succès que sont les « Dix petits nègres »- devenus « Ils étaient dix », « Le crime de l’Orient -Express » ou « Mort sur le Nil ». Bref ! Quelque soit la raison pour laquelle vous lisez cet article, il s’agit simplement de mettre un pied dans la biographie de  la « Reine du crime » et de vous donner envie de la lire, ou de la relire, ou encore de vous inspirer de sa vie de femme.   Photo©vintage.es   ☆ Elle a vendu le plus de livres de l’histoire de la littérature Ses œuvres sont traduites dans 12 langues, elle se classe juste derrière la Bible et William Shakespeare. Si ce n&#8217;est pas la classe !   Photo©vintage.es ☆ Elle n’est pas allée à l’école avant ses 13 ans Elle étudiera ensuite la musique à Paris. La plupart de ses études se déroulèrent à la maison pendant que son frère et sa sœur étaient au pensionnat. Elle s’est également entraînée seule à devenir une écrivaine en se référant aux œuvres d’Arsène Lupin et de Sherlock Holmes que sa sœur lui avait fait connaître. &#160; ☆ Elle écrit de la poésie depuis l’adolescence Mais c’est après un pari avec sa sœur qui l’avait mise au défi d’écrire un très bon roman policier, qu’Agatha Christie écrira son premier succès en 1920. Plus qu&#8217;un succès, « La mystérieuse affaire de styles » marquera le début de l’âge d’or du roman policier, mais posera également les règles du roman policier classique. &#160; Photo©vintage.es ☆ Elle voyage pour nourrir son inspiration En effet, à l’instar du personnage du roman de Celeste Ng qui déménage sans cesse pour trouver l’inspiration , elle parcourra le monde dans ce but. Ce qui lui permettra d&#8217;écrire  “Le crime de l&#8217;Orient Express ” ou encore “ Rendez-vous à Bagdad ” Anecdote moins connue, elle sera aussi l&#8217;une des premières femmes à pratiquer le surf en Grande-Bretagne. &#160; &#160; ☆ Elle a mystérieusement disparu pendant plusieurs jours  Le 3 décembre 1926, après avoir découvert l&#8217;infidélité de son mari et sa décision de divorcer, elle disparaît brusquement sans qu’on puisse la retrouver. Il faut dire que sa mère adorée est décédée peu de temps auparavant et qu&#8217;elle était déjà dans un état d&#8217;agitation anormal. Trop de souffrances ! Il faudra plusieurs jours de recherches avant de la retrouver dans un hôtel du nord de l&#8217;Angleterre, enregistrée sous le nom de la maîtresse de son mari. Disparition volontaire ou traumatisme ayant entraîné une forme de particulière d&#8217;amnésie ? Nous ne saurons jamais, mais cela contribuera à sa légende. Malgré cette disparition, ses livres continuent de se vendre et cette mystérieuse disparition contribuera sans aucun doute à asseoir sa grande renommée. Vous pouvez retrouver cette histoire dans le livre d&#8217;Elise Costa intitulé « Mystères d&#8217;écrivains » mais cet épisode de la vie d&#8217;Agatha Christie a aussi inspiré Marie Benedict, autrice que j&#8217;adore lire, malheureusement son roman n&#8217;est pas encore traduit en français : « Le mystère de Mrs Christie ».  Mais rassurez-vous, Brigitte Kernel a aussi écrit &#8211; en français cette fois-ci &#8211; sur cette fameuse disparition : « Agatha Christie, le chapitre disparu », titre qui attend sagement dans une de mes piles à lire. &#160; “Vis aujourd&#8217;hui comme si c&#8217;était le dernier. Et fais des projets comme si tu étais là pour toujours. » &#8211; Agatha Christie &#160;  ☆Elle a créé les deux personnages les plus célèbres de la littérature policière   Il s&#8217;agit effectivement des cultissimes Hercule Poirot et Miss Jane Marple.   ☆ Elle a été infirmière volontaire Pendant la seconde guerre mondiale, elle soigne les blessés et persévérera jusqu&#8217;à obtenir l&#8217;obtention du diplôme de pharmacienne en 1917. Comme aucune expérience n&#8217;est jamais inutile, cela lui permettra de se familiariser avec les poisons et les médicaments qu&#8217;elle utilisera avec expertise dans ses romans. &#160; ☆ Elle a écrit des romans sentimentaux Et elle les écrivait sous le pseudonyme de Mary Westmacott. Elle a même déclaré que « Loin de vous ce printemps », écrit en quelques jours, est l&#8217;un des livres qui lui procurent le plus de satisfaction. &#160; ☆ Elle s’est remariée avec un homme plus jeune En effet, après son divorce elle épouse un homme de quinze ans son cadet. Ce qui lui vaudra bien des réflexions machistes, notamment cette fameuse citation d&#8217;un chroniqueur qui voulait lui nuire et qu&#8217;on finira par lui attribuer à tort : « Un archéologue est un mari idéal : plus sa femme vieillit, plus il s&#8217;intéresse à elle. » Eh non, ce n&#8217;est pas une citation d&#8217;Agatha Christie ! &#160; ☆ Elle a reçu le titre de commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique  En 1971, elle a reçu ce titre pour sa contribution à la littérature et devient Lady Agatha Christie.     Connaissiez-vous la vie d&#8217;Agatha Christie? Est-ce que cela vous inspire ou vous donne envie de la lire ?   &#160; Rejoins les 3000 abonnés de ma newsletter Des conseils pour t&#8217;aider à t&#8217;épanouir et des idées lectures spécialement dédiées à mes abonnés ♥ S&#8217;abonner Loading&#8230; S&#8217;abonner Loading&#8230; Thank you! You have successfully joined our subscriber list.</p>
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		<title>La chair -Rosa Montero</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Apr 2019 19:38:32 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[femmes inspirantes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Roman contemporain sur la femme, le vieillissement, le désir, le sexe. Thème : vieillissement de la femme, le désir Résumé Soledad (qui porte bien son prénom car elle est seule), 60 ans, décide (pour rendre jaloux son amant de 20 ans plus jeune qu’elle, qui l’a quitté) de prendre un gigolo, Adam, pour se rendre à un opéra où elle sait qu’elle rencontrera ce dernier. Seulement rien ne se passe comme prévu et aux détriments des règles élémentaires de ce genre de rencontre, elle invite ce dernier chez elle. A partir de là, va installer entre eux une curieuse relation que Soledad ne sait plus comment nommer : est-ce une relation amoureuse alors qu’elle paye encore souvent celui-ci ? Ou alors a-t-il des intentions cachées la croyant riche ? Coincée entre l’exposition qu’elle doit organiser en tant qu’historienne d’art et dont elle risque de se faire déposséder par une jeune architecte ambitieuse et manipulatrice, son amant tarifé et sa sœur Dolores internée qui lui rappelle sans cesse que la folie la guette à tout moment, Soledad se débat avec ses doutes, sa peur de vieillir, son refus de renoncer au désir. &#160; 2 adjectifs qui résument le livre &#160; Troublant : Par le trouble qu’apporte Adam, ce gigolo dont on ne comprend pas toujours la motivation, la raison d’être de ses agissements envers Soledad Touchant : Car derrière la “bataille” que mène Soledad pour récupérer d’abord son jeune amant, puis de payer ce gigolo qui s’installe d’une certaine manière dans sa vie, ses difficultés professionnelles dans une société patriarcale où l’on doit dépendre du bon vouloir d’hommes manipulables par des femmes plus jeunes et plus arrivistes, on sent la détresse mais aussi le refus de se rendre d’une femme qui vieillit. &#160; Ce que j’en pense &#160; Si nous sommes condamnés à vieillir, sommes-nous pour autant condamnés à renoncer au désir ? Pour Rosa Motero, 67 ans, la réponse est clairement non ! Celle qui s’est fait tatoué récemment dans le cou “ni pena, ni miedo” , (“ni tristesse, ni peur”) un vers du poète chilien Raúl Zurita, il est hors de question de renoncer au désir. Au départ, je m’étais dit que ce livre allait être à rapprocher de celui de Camille Laurens “Celle que vous croyez” où une femme de 50 ans sombrait dans une sorte de folie parce qu’elle estimait devenir transparente aux yeux des hommes à cause de son âge et entreprenait de séduire via les réseaux sociaux un homme en se faisant passer pour une jeune femme. Mais c’est mal connaitre Rosa Montero ! Et tant mieux ! Car ras le bol de ce discours réducteur sur la femme et son âge. L&#8217;âge n’est que ce qu’on en fait ! Et beaucoup de femmes sont leur propre bourreau à l’instar du personnage de Camille Laurens, en renonçant d’elles-même à l’idée de séduire, prisonnière de l’idée véhiculée par cette société et par les médias que nous n’avons plus droit à une vraie vie amoureuse une fois une certaine date de péremption atteinte et se renferment sur elles-même se privant affectivement . Caricaturant aussi les hommes en estimant qu’ils n’aimeraient que les femmes plus jeunes, objet de valorisation. Me viennent en tête les mots de Olivia de Lamberterie sur cette question de l’âge dans un edito du journal Elle : “Je ne me sens dégringoler en rien du tout” car c’est bien de chute dont on nous parle alors qu’en réalité il n’y a que celle que l’on consent à faire. Restons active, curieuse de tout et des autres, ouverte, joyeuse au lieu de nous auto-scléroser dans notre coin. Pour autant ce roman est énigmatique tout du long car on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre. Qui est en fait ce gigolo avec lequel Soledad entretient une drôle de relation tarifée et parfois non ? Mon côté irrémédiablement romantique aurait presque voulu croire à une histoire d’amour mais en même temps c’était quand même pas très crédible et puis pas le genre de  Rosa Montero qui entretient le suspens jusqu’au bout sur la véritable nature de ce qui les unit. En tout cas, elle appuie là où ça fait mal : La difficulté pour les femmes de vieillir et de devoir renoncer à séduire, à faire l’amour, de ne plus être tout dans le regard de l’autre. “Peut-être le lecteur pensera que Soledad devrait se résigner, qu’il faudrait qu’elle mûrisse et qu’elle tente d’accepter son âge, comme nous le faisons pratiquement tous; et je dois reconnaitre que, dans un premier temps, elle-même pensa que cette attitude serait la plus sensée.” Mais Soledad, est une femme de son temps, la soixante triomphante, urbaine et passionnée par son métier de commissaire d’exposition, elle tente de mettre sur pied un projet d’exposition autour des écrivains maudits et n’a pas l’intention de laisser sa place. C’est l’occasion pour Rosa Montero de souligner également la rivalité qui existe entre les femmes, celle-ci se retrouvant aux prises avec une jeune arriviste qui tente de s’accaparer son projet en mettant dans sa poche celui qui veille au financement de l’exposition. Tout comme elle fera remarquer que les inégalités homme/femme sont partout puisque même un gigolo coûte plus cher qu’une prostituée. Cette femme est quête d’amour depuis l’enfance, qui n’a plus qu’une sœur jumelle au prénom également prédestiné Dolores (Douleur) enfermée en institut psychiatrique met toute son énergie pour tenter d’échapper à la folie à laquelle elle pense être prédestinée mais aussi pour rester vivante charnellement. “Qu’est-ce qui était le pire, que l’on ne vous ait jamais aimé ou bien que l’on ne vous aime plus ? Soledad grinça ses dents pour ne pas crier. La deuxième situation était bien pire, bien plus douloureuse et insupportable.” Je ne vous en dis en dit pas plus pour ne pas spoiler ce roman car même si la fin n’est pas totalement surprenante, on y arrive un peu déboussolé, oscillant entre la crainte de ce qu’Adam se révèle un être sans scrupule, voire dangereux et l’envie de voire Soledad s’extirper de ses nombreuses angoisses et trouver un “port” où se poser. Ce n’est pas un roman inoubliable et puis peut-être que cette question de l’âge n’en sera plus une le jour où on arrêtera de se focaliser dessus mais j’ai trouvé intéressant (et surtout inspirante) l’énergie avec laquelle Rosa Montero, qui a le même âge à peu près que son héroïne (67 ans), continue d’envisager la vie et sa relation aux hommes :“Pourquoi se rendre ? Et pourquoi nous rendre ? Franchement je ne veux pas me rendre ! Jamais ! On peut tomber amoureux à tout âge, il y a des hommes et des femmes qui tombent amoureux à 90 ans et c’est merveilleux ce qui leur arrive. Franchement je pense ne jamais jeter l’éponge ! Il ne faut jamais cesser de désirer !” Un roman qui me donne envie d’en découvrir davantage de cette auteure &#x2665;&#x2665; &#160; &#160;  ACHETER SUR AMAZON</p>
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		<title>La meilleure des vies &#8211; J.K Rowling</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2019 05:07:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement personnel]]></category>
		<category><![CDATA[femmes inspirantes]]></category>
		<category><![CDATA[Harry Potter]]></category>
		<category><![CDATA[JK Rowling]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Discours de la cérémonie de remise des diplômes de l’université d’Harvard dans lequel l’auteure d’Harry Potter livre un témoignage très personnel dégageant des principes de vie précieux à respecter. Thème : JK Rowling, témoignage, leçon de vie, sens de l’existence, bienfaits de l’échec, principes de vie &#160; &#160; &#160; Résumé de l’éditeur &#160; Des bienfaits insoupçonnés de l&#8217;échec et de l&#8217;importance de l&#8217;imagination « Nous n&#8217;avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin ». Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d&#8217;année à l&#8217;université Harvard, J K Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l&#8217;auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l&#8217;existence en général et de sa vie en particulier. &#160; 2 adjectifs qui résument le livre &#160; Inspirant : par le parcours exceptionnel et par l’histoire même de l’auteure.   Précieux : En quelques pages, JK Rowling délivre quelques uns des plus inestimables conseils de vie. A ne pas rater ! &#160; Ce que j’en pense &#160; J’avais déjà remarqué ce petit livre lors de sa sortie initiale et j’avais rangé l’idée de l’acquérir dans un petit tiroir de ma tête. Quand j’ai vu la jolie édition cartonnée et illustrée du Livre de Poche, je n’ai pas eu une seconde supplémentaire d’hésitation : il me fallait lire ce livre ! Car l’histoire de K.K Rowling et le succès phénoménal de Harry Potter est déjà en soi fascinant mais surtout cette femme a un discours très intelligent sur les enseignements qu’elle a su tirer de son parcours qu’elle partage avec générosité et bienveillance. Elle ne dit pas qu’elle est plus brillante ou plus créative que les autres mais au contraire, elle explique que nous portons tous en nous les graines de “quelque chose” qui ne tient qu’à nous de faire éclore.   “Quelles paroles aurais-je moi-même voulu entendre à la fin de mes études et quelles leçons capitales ai-je apprises au cours des vingt et une années écoulées depuis ?”   Reprocher à vos parents de ne pas vous avoir aiguillés dans la bonne direction n’a qu’un temps ; dès l’instant où vous avez atteint l’âge de prendre vous-mêmes le volant, vous êtes seuls responsable de votre trajectoire. “Ce que je craignais le plus, à votre âge, ce n’était pas la pauvreté, mais l’échec.” “L’échec permet de vous dépouiller de tout ce qui n’est pas essentiel. J’ai abandonné toutes les prétentions qui m’éloignaient de moi-même, et j’ai commencé à consacrer toute mon énergie au seul projet qui me tenait véritablement à cœur. Si j’avais connu le succès dans tel ou tel domaine, je n’aurais peut-être jamais trouvé la détermination nécessaire pour réussir dans la seule arène où j’étais persuadée d’avoir ma place. Ce fut une libération : ma plus grande peur dans la vie s’étaient réalisée, et j’étais toujours vivante… Ainsi, c’est en touchant le fond que j’ai trouvé le socle sur lequel rebâtir mon existence.” “L’échec m’a donné une confiance en moi-même qu’aucun succès scolaire ne m’avait jamais permis d’atteindre”. Ainsi elle a constaté qu’elle avait une aptitude à survivre qu’elle ignorait ( c’est découvrir qu’on est capable de faire face quoi qu’il arrive), qu’elle avait une volonté de fer et une grande discipline mais aussi des amis précieux. Avoir TOUT raté, lui a permis de faire table rase de tout ce qu’on essaye de faire bien pour les autres ou parce que la société nous le demande, comme ça lui a permis de constater qu’on en meure pas d’échouer et que de pouvoir se dire “foutu pour foutu” permet de s’autoriser à faire enfin ce qu’on aime. “La vie est difficile, elle est compliquée, elle échappe toujours en partie à notre contrôle, et il faut avoir l’humilité de savoir cela, car c’est ainsi que l’on survit à ses vicissitudes”. La deuxième chose qu’elle souligne, c’est l’’importance de développer son imagination dans son acceptation large Cette capacité de se représenter ce qui n’est pas, d’inventer, d’innover mais aussi cette force qui nous permet de nous identifier à d’autres êtres dont nous ne partageons pas l’expérience. Elle évoque à ce propos son emploi étudiant chez Amnesty International qui lui a fait côtoyé les plus terribles souffrances qu’endurent certaines personnes sur la planète mais elle a aussi davantage appris sur la bonté qu’ailleurs “La puissance de l’empathie humaine, lorsqu’elle s’exprime à travers l’action collective, sauve des vies et libère des prisonniers”. “Contrairement aux autres créatures de cette planète, les êtres humains sont capables d’apprendre et de comprendre quelque chose sans l’avoir eux-mêmes vécu… Et nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas exercer leur imagination du tout. Ceux-là choisissent de demeurer bien confortablement retranchés dans les limites de leur propre expérience… ils peuvent refuser de savoir. Je crois que les gens dépourvus d’imagination voient plus de monstres que les autres. Qu’ils ont plus souvent peur.” &#160; Je ne vais pas tout vous révéler sinon vous n’aurez plus envie de lire ce tout petit livre, mais la dernière partie m’a parlé encore plus profondément puisqu’elle y parle du fait que nous sommes indissociables du monde extérieur et que chacune de nos actions touche la vie des autres. &#160; Il est très difficile de s’orienter dans la vie, on perd un temps fou à essayer de vouloir faire son chemin par soi-même sans vraiment écouter les autres et on perd un temps fou et précieux. Faire ses propres erreurs est important mais on en fera de toute manière alors autant écouter et appliquer ce qui ont déjà fait ce chemin donnent avec tant de générosité et qui n’a qu’un but : nous éviter de tomber dans les mêmes pièges ! Bilan : Livre à lire et à relire ! IN-CON-TOUR-NABLE ! Personne ne peut se refuser les conseils bienveillants de JK Rowling &#x2665;&#x2665;&#x2665; &#160; &#160;   ACHETER SUR AMAZON</p>
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		<title>Filles impertinentes &#8211; Doris Lessing</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2019 05:20:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[femmes inspirantes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Récit autobiographique de la jeunesse de Doris Lessing et de ses relations houleuses et antagonistes avec sa mère. Thème : Relation mère/fille, Afrique, colons, jeunesse, genèse d’une écrivaine, Doris Lessing. &#160; Résumé de l’éditeur &#160; Avec Filles impertinentes Doris Lessing nous livre le récit poignant de sa genèse et de sa jeunesse. Elle s&#8217;y dévoile sous un jour nouveau et met toute sa puissance de conteuse au service d&#8217;un sujet universel: les relations mère-fille. Mordant, plein d&#8217;esprit et porté tout au long par une franchise hors du commun, Filles impertinente s est également l&#8217;autoportrait saisissant d&#8217;un des écrivains les plus libres de son époque. &#160; 2 adjectifs qui résument le livre  &#160; Sincère : Dans ce court récit, Doris Lessing confie avec une franchise absolue ce qui en était de ses rapports avec sa mère, ce qui la poussera à chercher sa place ailleurs très rapidement. Inspirant : Par son humanisme, son engagement mais aussi cette impertinence et force qu’elle puisera toujours en elle pour suivre ce en quoi elle croit bon pour elle, malgré l&#8217;affection défaillante de sa mère. Une force résiliente. &#160; Ce que j’en pense   Vous dire combien je trouve Doris Lessing plus que passionnante, serait à peine frôler la vérité. Plus je lis d’articles sur elle, plus je me demande comment j’ai pu passer à côté si longtemps. J’ai voulu commencer avec ce court récit autobiographique car je trouve intéressant de la lire avec ce regard-là avant d’attaquer “Le carnet d’or”, d&#8217;avoir en tête le récit de la jeune femme qu’elle fut et de cet héritage qui fait que l’on devient Doris Lessing. Cette femme pugnace et rebelle, capable de ne jamais se laisser piéger par les étiquettes, capable de dénoncer les illusions et les massacres d’un communisme en lequel elle avait cru et de s’en expliquer  (les réfugiés communistes qui débarquaient alors qu&#8217;elle vivait au fin fond du Zimbabwe étaient les seuls qui avaient lus et réfléchis à une autre conception du monde et qui rejetaient l’horrible condition des africains qui la révoltait). Tout pareillement féministe par nature, cela ne l&#8217;empêchera pas de fustiger celles qui n’ont rien compris et qui n’aiment pas les hommes, tout en leur reprochant un dramatique manque d’humour. Sens de l’humour dont pour sa part elle ne se départira jamais, notamment lorsqu’à 88 ans, surprise de se voir remporter le prix Nobel de la Paix, elle déclarera : “Ils se sont dit celle-là a dépassé la date de péremption, elle n’en a plus pour longtemps. Allez, on peut le lui donner.” Filles impertinentes c’est le récit de ses relations houleuses et compliquées avec sa mère. “Autant le dire une fois pour toutes : mes souvenirs de ma mère sont marqués par un antagonisme, une révolte, un sentiment d’exclusion, à quoi s’ajoutait la souffrance de voir que le bébé né deux ans et demi après moi était passionnément aimé, contrairement à moi.” Une mère infirmière qui avait choisi ce métier pour aider les autres et se faire ainsi aimer puisqu’elle-même avait manqué d’affection dans sa propre enfance. C&#8217;est ainsi qu&#8217;elle rencontrera le père de Doris, blessé puis mutilé de guerre, dont elle va prendre soin avant de l&#8217;épouser. Mais ce père en veut à l’Angleterre pour laquelle il a trop souffert et accepte un poste de directeur de banque en Perse (Téhéran). Sa femme le suit avec des malles pleine de robes de soirée qu’elle ne pourra pas porter. Ce sont ensuite les désillusions qui s’enchaînent : la naissance d’une fille non désirée pour laquelle on n’a pas prévu de prénom, le départ pour l’Afrique (l’actuel Zimbabwe) et l&#8217;achat d&#8217;une ferme isolée, dans l’espoir de faire fortune dans une région sauvage et aride alors qu’on ne connait rien au métier de fermier. Les dettes, l’isolement, l’ennui, l’épuisement, la fille qui quitte l’école à 13 ans sous prétexte qu’elle peut apprendre toute seule ce qui l’intéresse. Des déceptions qui ne font que se succéder pour cette femme désormais captive de l’amertume de voir sa vie lui échapper et qui se bourre de sédatifs, tout en étant prisonnière des codes et préjugés de cette époque victorienne qui la ferme à toute souplesse d’esprit et qu’elle se montre incapable de dépasser pour se rapprocher de sa fille. D’autant que celle-ci devenue adulte lui fait honte en enchaînant les jobs, en se mariant et divorçant plusieurs fois, en concevant des enfants de pères différents et en devenant communiste. L’incompréhension restera totale entre ces deux femmes même si Doris Lessing finira par comprendre sa mère tout en étant persuadée qu’elle n’a d’autre choix que celui de ne pas lui céder et lui reprochera toujours un caractère qui ne lui permettait pas d’affronter les épreuves, contrairement à son père. Elle raconte notamment qu’elle refusa longtemps d’apprendre à conduire, juste pour pouvoir être conduite par ses enfants et son mari pour obtenir d’eux un peu d’aide et de soutien. “Ce qui m&#8217;inquiète aujourd&#8217;hui, c&#8217;est que mes pensées n&#8217;ont guère évolué depuis lors. D&#8217;un côté, cette pauvre femme n&#8217;avait commis d&#8217;autre faute que d&#8217;avoir connu une série de malheurs, à commencer par la mort de sa mère quand elle avait trois ans, et elle méritait d&#8217;être aimée, soutenue, entourée de tendresse. Pourtant je devais la combattre à tout instant, autrement elle n&#8217;aurait fait qu&#8217;une bouchée de moi.” En filigrane, on découvre la société britannique du début du 20e siècle et cette Afrique qui marquera tant Doris Lessing, son œuvre et son engagement. Un empire sur le déclin qu’incarne la mère et dont la jeune Doris Lessing rejette les valeurs pour se jeter dans la vie et le nouveau monde. « Nous parlons sans cesse du fossé entre les générations. Mais fut-il jamais aussi marqué qu&#8217;entre la génération de mes parents et la mienne , Ils croyaient que l&#8217;Empire britannique était la plus grande puissance au service du bien existant au monde, et que Dieu était aussi de cet avis. Que les blancs étaient supérieurs à tous les hommes d&#8217;autres races, et que le peuple anglais était supérieur à tous les autres peuples blancs. Que la minorité blanche dans les colonies était là, avec l&#8217;assentiment de Dieu, pour civiliser et faire progresser les indigènes. Ils croyaient au Devoir. Au patriotisme. A l&#8217;Amour du travail bien fait. A la pérennité du mariage. A la vie de famille » Un livre que j’ai adoré pour tout ce qu’elle nous livre d’inspirant, sur son absence de résignation, sa pugnacité, sa curiosité intellectuelle, son amour de la vie, de la liberté et de la littérature, son esprit d’indépendance, l’écriture envers et contre tout, l’engagement et la fidélité à soi-même et à ses valeurs, son humour et ses colères contre le monde absurde et son humanisme. Filles impertinentes au pluriel, comme une invitation à l’être. Bilan : Je crois que je n’ai même pas à en rajouter, tout est dit ! &#x2665;&#x2665;&#x2665; &#160; &#160; ACHETER SUR AMAZON &#160;</p>
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