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	<title>olivier Bourdeaut Archives - Livres à lire ♥ Emma Power</title>
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	<description>Éveillez votre potentiel, un livre à la fois – Votre coach littéraire pour grandir.</description>
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		<title>Olivier Bourdeaut &#8211; « Florida, je l&#8217;ai porté pendant 7 ans »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 13:51:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Olivier Bourdeaut m&#8217;a fait l&#8217;immense honneur &#8211; et plaisir &#8211; de m&#8217;accorder une interview pour la sortie de son dernier titre « Florida » que j&#8217;ai beaucoup aimé &#8211; L&#8217;interview filmé est à retrouver sur mon compte Instagram   Bonjour Olivier, Pouvez vous nous résumer en quelques mots l’histoire de Florida ? Bonjour Emma ! Florida, c’est l’histoire d’Elisabeth Vernn, 7 ans, qui se voit offrir par sa mère deux choses : la première, c’est une robe de princesse et la seconde, c’est une inscription à un concours de mini-miss. La malédiction d’Elisabeth, c’est qu’elle va gagner ce premier concours, par conséquent sa mère va l’inscrire ensuite tous les week-ends à des concours de mini -Miss qu’elle ne gagnera plus jamais. Voilà l’origine du problème de Florida.   Pouvez-vous nous raconter comment vous est venue l’idée de ce roman et de ce personnage ? J’ai eu cette idée il y a  sept ans maintenant, juste après l’écriture de Bojangles (“En attendant Bojangles”). J’ai regardé un documentaire sur une chaine du câble sur les mini-Miss. Ce documentaire était proprement effarant, j’ai ressenti un malaise qui m’a poursuivi pendant quelques heures ensuite, quelque chose d’assez indéfinissable. Au delà des images, il y avait quelque chose en plus. J’ai mis le doigt dessus assez rapidement, c’est que ces jeunes filles sont jugées sur leur apparence, forcément, et elles ne peuvent absolument rien faire pour changer ça. Il n’y a pas de marge de progression, comme quand on s’entraine au basket ou quand un père veut transformer son père en champion de tennis ou en maitre de piano avec la possibilité de s’entrainer dix, quinze, vingt heures par semaine. Là en l’occurrence, il n’y a pas d’entrainement possible, il n’y a que des artifices. Les artifices ce sont le maquillage, les tenues, éventuellement la chirurgie esthétique. Elisabeth, la pauvre, a une oreille légèrement décollée, sa mère exigera qu’un chirurgien s’en occupe. Donc voilà, elles sont obligées de tirer certains leviers pour espérer gagner. Et c’est ça le malaise qui m’a occupé : être jugé sur une caractéristique sur laquelle on a aucun pouvoir en quelque sorte. Et la frustration venait de ça. Voilà comment est né le début de Florida. Je n’avais pas été en Floride, j’aime bien mettre les pieds dans les endroits où se passent mes romans. C’était le cas pour l’Espagne avec Bojangles, je l’ai écrit sur place même et je vis toujours sur place d’ailleurs. C’était le cas pour les marais salants dans lesquels j’ai travaillé. Et là, j’ai eu l’occasion de passer un mois aux Etats-Unis pour humer les détails, c’était il y a un an et demi, et j’ai nourri Elisabeth, je l’ai alimenté, je l’ai fait grandir dans ma tête pendant 7 ans, 6 ans exactement. Et il y a l’idée du bodybuilding qui s’est présenté ensuite parce que je me disais que c’était intéressant de passer d’un jugement sur un physique sur lequel on a aucun pouvoir, au jugement sur un physique sur lequel on a tout pouvoir. &#160; Dans Florida, vous écrivez sur les mini-Miss, le milieu de l’art et du culturisme. Autant d’univers qui ne nous sont pas familiers et dont il a fallu s’approprier les règles, les mots et les réalités. Comment avez-vous fait ? Avez-vous lu sur le sujet, vous êtes-vous documenté ou avez-vous rencontré des personnes pour écrire sur ces différents sujets ? Pour Florida, j’ai regardé une dizaine d’heures de documentaires juste avant de me mettre à écrire l’année dernière. Tout simplement parce que ça faisait sept ans que j’avais vu le premier et je voulais m’assurer que le sentiment que j’avais eu lors du premier visionnage, la première découverte de ce milieu était le bon sentiment. Et en regardant dix heures, ce qui est énormément, j’ai pu constater que c’était encore pire en réalité. Etant donné que j’avais ce sentiment qui m’alimentait depuis quelques années, j’ai confirmé ce sentiment et j’ai arrêté de me documenter sur les mini-miss. Pour moi j’avais suffisamment d’images et d’exemples dans la tête. Concernant le monde de l’art, j’ai travaillé dans une galerie d’art pendant un an et ce n’était pas une galerie d’art contemporain mais d’art figuratif. Mais je m’en suis servi effectivement pour l’euphorie des vernissages, et l’ambiance qu’il y avait, j’espère qu’on la ressent. J’ai bien aimé travailler dans une galerie et j’ai trouvé que les coups de feu pendant les vernissages étaient intéressants à écrire et à décrire. Pour le body building, j’ai regardé aussi beaucoup de documentaires, à la différence des mini-miss, les body-builders sont des adultes qui sont majeurs, vaccinés, selon l’expression consacrée et moi je suis pour la liberté absolue. Il y a des gens très intelligents qui font du bodybuilding, je ne note pas dans le bodybuilding de problèmes psychologiques. C’est une passion comme une autre, mais c’était intéressant d’avoir les deux extrêmes.   J’ai une petite anecdote concernant le bodybuilding, j’étais à Miami et il y a des ponts qui se lèvent. C’est assez fascinant comme phénomène. J’étais au volant, en train de fumer une clope et de penser à Elisabeth. J’avais Elisabeth dans ma tête. C’était l’année dernière, j’avais déjà écrit un peu, Elizabeth existait sur le papier et tout d’un coup, hasard incroyable, une apparition : une jeune femme est passée, avec les cheveux bleu, un sac de sport et des muscles assez saillants et j’ai dit à Suzanne : “Elle était dans ma tête et désormais elle est sur le passage clouté”. Donc je l’ai regardé passer comme si c’était une apparition divine et j’ai demandé à Suzanne de consulter internet pour voir s’il y avait une salle de musculation et je me suis retrouvé une heure après aux championnats du monde de musculation entouré d’une centaine d’Elisabeth et d’une centaine d’Alec. Je dois reconnaitre que pour un écrivain se retrouver propulsé en plein milieu de son sujet pendant une heure et observer ce monde qu’on veut décrire, c’était une expérience très jouissive.   &#160; &#160; Ce roman diffère beaucoup de ce que vous avez écrit précédemment. Comment avez-vous abordé la question de vous réinventer, ou de la transition, après le succès phénoménal de Bojangles ? Alors concernant le fait de se réinventer ou pas, c’est une bonne question à laquelle malheureusement je n’apporterai pas la réponse souhaitée. En l’occurrence, je pense que c’est le thème qui choisit le style. Bojangles, il y avait une folie douce au début, en tout cas, qui à mon sens, devait être teintée de mélancolie, de poésie, d’où les rimes, les descriptions poétiques. Pactum Salis était un peu plus rugueux mais les marais salant c’est un endroit où j’ai beaucoup contemplé donc je voulais retranscrire la contemplation et écrire de grandes descriptions. Concernant Florida, l’histoire est sordide et je ne voyais pas écrire ce roman avec le style de Françoise Sagan par exemple. C’est le thème qui entraîne le style, et là il me semblait important que le style soit cru, vif, dynamique, corrosif avec une pointe d’humour, cynique, acide, ça dépendra de la position du lecteur. Je ne sais pas comment répondre à la question de la transition. A vrai dire, le luxe que j’ai eu avec “En attendant Bojangles”, c’est d’être beaucoup lu. Le livre a énormément plu, c’est un luxe considérable. Le luxe que j’ai tiré de ce succès c’est la possibilité d’être libre, de choisir les thèmes que je souhaite sans être obligé d’essayer de continuer dans cette veine. Cela m’a offert une liberté et une indépendance absolue. Je crois, enfin en tout cas pour moi, la liberté et l’indépendance sont les deux plus grands luxes qu’on puisse obtenir dans la vie. &#160; Pour rester sur le sujet de l’écriture, on dit qu’un auteur ne cesse, tout au long de sa carrière d’écrivain, de réécrire la même histoire. Quel est le sujet qui vous obsède lorsque vous écrivez ? C’est une excellente question et sans choisir le thème, sans vouloir délibérément le traiter, il y a en tout cas particulièrement dans Bojangles et Florida, le thème de la famille et de l’enfance. Je dois le concéder tout en restant elliptique. Ma jeunesse, mon enfance, mon adolescence n’ont pas été des plus joyeux, bien au contraire, et je me sers de cette période que je considère comme atroce comme d’un sujet, d’une toile de fond, pour mes romans. A vrai dire, je ne regrette rien de ce que j’ai vécu mais pour rien au monde, je le revivrais. C’est à dire que si par malheur une fée vient avec sa baguette magique et me propulse dans ma chambre d’enfant à sept ans, je crois que j’ouvre la fenêtre et je saute. Alors je me sers de ça, car je crois que ces quinze ans, vingt ans, font ce que je suis aujourd’hui. Si je ne les avais pas vécu, je ne serai pas à répondre à vos questions aujourd’hui donc je dois tout à cette période même si elle a été extrêmement pénible à vivre. Donc la toile de fond pour le moment c’est l’enfance, la famille. Je tiens à rassurer les lecteurs, je voue un amour sans limite à ma chère mère. Dans les concours de mini-Miss, dans 90% des cas ce sont des mères qui s’occupent de ça. Il s’agit cette fois-ci d’une mère acariâtre, mais c’était pour coller à la réalité. J’aime ma mère !     Comment avez-vous écrit ce roman ? Est-ce que vous aviez un plan précis de son développement ou alors aviez-vous seulement une idée de départ et l’histoire s’est déroulée d’elle-même au cours de l’écriture ? Ecoutez, c’est comme tous les romans. J’en ai écris quatre désormais, dont un qui ne sortira jamais, le premier, qui m’a permis d’apprendre à écrire. Et j’ai une idée à la fois précise et floue de ce que je veux faire et je dois reconnaître, même si c’est très, très banal, que je me fais toujours dépasser par mes personnages. En ce qui concerne Elisabeth, je crois que cela a pris une ampleur considérable puisque l’ayant eu en tête pendant sept ans avant de me mettre à écrire l’année dernière, elle existait plus que tous les autres personnages. Elle existait. C’est assez simple, elle était assise à côté de moi, je l’entendais ruminer, je la voyais se battre et donc elle m’a dépassée, elle m’a tenue la main, elle m’a orientée tout au long du roman, elle est assez incontrôlable, c’est ce qui fait son charme et parfois sa faiblesse. Je dois dire que la littérature, en tout cas l’écriture pour moi, littérature c’est prétentieux, est le seul domaine dans ma vie où ce que j’imagine est moins bien que le résultat final. C’est à dire que le texte me paraît toujours beaucoup mieux que ce que j’avais en tête. C’est le seul domaine où cela existe et j’en profite. D’habitude quand je rêve à des choses, à des voyages, des journées, ça se passe un peu moins bien que ce que j’avais en tête la veille. Là à mon sens c’est toujours mieux sur la feuille que dans mon cervelet.   Combien de temps avez-vous porté “Florida” ? J’ai porté ce roman pendant sept ans. Evidemment je n’y ai pas pensé tous les jours, néanmoins plus Elisabeth grandissait, plus elle devenait présente, plus elle tapait à ma porte régulièrement. Jusqu’à ce qu’elle vienne toquer toutes les dix minutes dans le mois qui a précédé l’écriture où là j’avais vraiment le sentiment qu’elle était chez moi du matin au soir. Je remercie ma femme d’avoir accepté cette invasion puisque j’étais souvent dans mes pensées pendant cette période.   Même si ce roman est très différent de vos précédents titres, on y retrouve une mère incontrôlable, un couple et une famille qui semble être le lieu où se frottent les obsessions, les névroses, le chaos intérieur de chacun de ses membres avec un enfant unique qui en est la victime collatérale. On retrouvait aussi ce schéma familial pour Jean dans “Pactum Salis”. Est-ce que pour vous la famille est forcément une tragédie...</p>
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