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	<title>Témoignage Archives - Livres à lire ♥ Emma Power</title>
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	<description>Éveillez votre potentiel, un livre à la fois – Votre coach littéraire pour grandir.</description>
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	<title>Témoignage Archives - Livres à lire ♥ Emma Power</title>
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		<title>La preuve : les morts nous parlent &#8211; Stéphane Allix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 18:21:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce titre en 3 mots :  Expérience/ Vie après la mort/ Troublant &#160; Vous le savez, je ne rate la sortie d&#8217;aucun nouveau livre de Stéphane Allix. J’avais donc hâte de découvrir ce nouveau titre : “La preuve – les morts nous parlent”. Ces derniers temps, j’écoute régulièrement des livres en lectures audio – certains diront que ce n’est pas lire – mais j’aime renouer avec le principe des histoires qui nous étaient racontées enfant et qui alimentaient notre imagination. Ce livre s’y prête particulièrement, j’ai donc choisi de l’écouter plutôt que de le lire.   ☆ Résumé de “La preuve” de Stéphane Allix &#160; Peut-on prouver que les morts communiquent avec nous ? Après le livre « Le test », où il cherchait à démontrer l’existence d’une vie après la mort, Stéphane Allix va plus loin. Cette fois, il ne s’agit plus seulement de prouver cette « existence » mais de montrer qu&#8217;une communication avec les morts est possible. À travers une enquête minutieuse autour de la mort tragique d’Aurélie et de son compagnon, il sollicite plusieurs médiums, indépendamment les uns des autres, pour tenter d’obtenir des informations précises sur les circonstances du drame &#8211; mais sans leur communiquer aucune information. Les témoignages se croisent, se complètent, parfois se répètent. Et peu à peu, un puzzle se reconstitue. Entre investigation quasi criminelle et exploration des frontières de l’invisible, “La preuve” nous entraîne dans une expérience déroutante, où la question n’est plus seulement de croire, mais de considérer la mort autrement. &#160; &#160; ☆Pourquoi lire ce livre &#x2728; Pour l’enquête passionnante Le livre est construit comme un véritable récit d’investigation, ce qui le rend extrêmement prenant. &#x2728; Pour le changement de paradigme qu’il peut provoquer Que l’on soit sceptique ou ouvert, ce récit invite à interroger nos croyances sur la mort et l’au-delà. Dans tous les cas, il bouscule nos certitudes. &#x2728; Parce que c’est une lecture qui fait du bien, qui apaise Il ouvre une autre manière d’envisager la mort, moins comme une fin, mais davantage comme la continuité d’autre chose. &#160; ☆ Mon avis en quelques lignes J’ai plongé dans cette lecture avec passion. Le format audio a sans doute renforcé cette immersion, mais j’ai trouvé le livre vraiment addictif : il me tardait chaque jour d’y revenir pour connaître la suite. Le choix de Stéphane Allix de structurer cette expérience comme une enquête autour de la mort d’Aurélie fonctionne extrêmement bien. On s’attache à elle, à son histoire, et cela rend le récit à la fois humain et captivant. Les révélations transmises par les médiums sont parfois déroutantes, mais Stéphane Allix prend toujours le soin de les replacer dans un cadre plus large, ce qui permet d’en saisir après coup la portée stupéfiante et d’éviter de tomber dans le piège de l’interprétation facile. Certaines précisions sont aussi troublantes, et le fait que plusieurs médiums, travaillant séparément, arrivent à des éléments similaires pose nécessairement question. C’est notamment parce que quatre des sept médiums vont évoquer des faits précis identiques, dont personne n’a connaissance, que Stéphane Allix va pouvoir remonter à ce qui a été précisément l’élément déclencheur &#8211; jusqu’alors inconnu &#8211; de ce terrible drame. Mais je ne vous en révèle pas davantage. L’un des moments les plus marquants reste celui où le père d’Aurélie, profondément sceptique, assiste à une conférence avec un médium connu et vit une expérience directe. Ce passage est particulièrement fort, car il confronte de plein fouet le père à ses croyances et le met face à « quelque chose » de nouveau qu&#8217;il est obligé, peu à peu, d&#8217;admettre comme possible. Ce que j’apprécie chez Stéphane Allix, c’est sa rigueur. Il ne cherche pas à convaincre à tout prix, il met en garde contre les biais, notamment le biais de confirmation, et pose clairement les limites de la médiumnité. Tout comme il n&#8217;hésite pas à dénoncer le pullulement de prétendus médiums sans don réel, qui participent à perpétuer le manque de crédibilité de cette « profession » &#8211; si on peut la qualifier ainsi. Il confronte par ailleurs médiumnité, voyance et mentalisme, ce qui apporte une vraie crédibilité à sa démarche et nous permet de mieux en saisir les différences. Personnellement, cette lecture m’a fait du bien. Comme la majorité des gens, j’ai peur de la disparition de mes proches, mais aussi de la mienne – ne soyons pas hypocrite. Lire ce type d’ouvrage change mon regard sur la mort, mais aussi sur la vie et le sens que l’on lui donne. J’ai déjà le sentiment, dans mon quotidien, d’être accompagnée par des guides avec lesquels je dialogue presque quotidiennement – mais attention, je n’ai pas pour autant de don de médiumnité &#8211; et ce genre de lecture vient, d’une certaine manière, mettre des mots et apporter une forme de validation à ce ressenti.   Le point fort du livre est sans aucun doute sa forme : cette construction narrative qui nous accroche et nous immerge totalement. Le point faible, à mon sens, réside dans certaines répétitions autour de la médiumnité, qui peuvent donner une impression de redondance. En bref : un livre passionnant, déroutant, parfois troublant, mais qui ouvre des perspectives nouvelles et apaise profondément notre rapport à la mort. Vous pouvez aussi lire ma sélection des meilleurs livres de cet auteur que j’aime particulièrement. &#160; À qui conseiller ce livre ? À ceux qui s’interrogent sur la vie après la mort À ceux qui traversent un deuil ou une réflexion sur la fin de vie À ceux/celles qui aiment déjà suivre les expériences de Stéphane Allix &#160; ☆ Quelques mots sur l’auteur Stéphane Allix est journaliste, écrivain et fondateur de l’INREES (Institut de recherche sur les expériences extraordinaires). Il consacre ses travaux à l’exploration de la conscience, de la mort et des phénomènes inexpliqués, avec une approche mêlant rigueur scientifique et ouverture d’esprit.. &#160; ☆ A lire aussi – idées lecture &#160; Le test – Stéphane Allix :  une première expérience, lors du décès de son père, pour interroger l’existence d’une vie après la mort. Le vagabond des étoiles – Jack London :  un roman surprenant sur la conscience et l’au-delà, par un professeur d’agronomie emprisonné, Darrell Standing, qui revisite des vies antérieures. Plus jamais seul – Natacha Calestrémé :  une approche plus intuitive de la relation avec l’invisible pour apprendre à prendre contact avec ses propres guides. ☆☆☆   Etes-vous intéressés par le sujet de la vie après la mort ?     Rejoignez les 3000 abonnés de ma newsletter &#x2728; Un email privé tous les 15 jours + votre guide offert &#x1f4da;         “Les 5 étapes pour transformer votre vie grâce aux livres de développement personnel” &#160; → Un rendez-vous bimensuel pour cheminer, lecture après lecture, vers une transformation intérieure profonde. S&#8217;abonner Loading&#8230; S&#8217;abonner Loading&#8230; Thank you! You have successfully joined our subscriber list. &#x2753; FAQ  &#x2728; La preuve est-il la suite de Le test ? Oui, il prolonge la réflexion en allant plus loin dans l’exploration de la médiumnité. &#x2728; Le livre est-il scientifique ? Il s’agit d’une démarche rigoureuse, mais qui reste ouverte et exploratoire, entre enquête et expérience personnelle. &#x2728; Faut-il croire aux médiums pour lire ce livre ? Non. Le livre s’adresse aussi aux sceptiques et invite à réfléchir plutôt qu’à croire. &#x2728; Ce livre peut-il aider face à un deuil ? Oui, il peut apporter une forme de réconfort et ouvrir une autre perspective sur la mort.</p>
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		<title>La familia grande &#8211; Camille Kouchner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Nov 2021 19:48:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>“La familia grande” de Camille Kouchner est un récit bouleversant et édifiant sur l’inceste et le silence. Je n’étais pas spécialement attirée par cette lecture et puis le besoin de savoir, conjugué au hasard puisqu’on m’a offert ce livre, m’a poussé à le lire. Ce n’est pas nécessairement une lecture confortable mais j’ai mesuré combien elle était nécessaire. Thème : drame, récit, témoignage, inceste, pédophilie, secret de famille, famille recomposée, Camille Kouchner. &#160; ☆ Résumé de l’éditeur   “« Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. » C.K. C’est l’histoire d’une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l’été. C’est le récit incandescent d’une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande.” &#160; ☆ Pourquoi lire “La familia grande” de Camille Kouchner ☆ Pour qu’un crime ne reste pas impuni. ☆ Pour qu’on puisse dire “plus jamais ça”- Il faudra bien qu’un jour on ait nous aussi un “nunca más” en la matière, à l’instar de ces femmes en Argentine défilant pour perpétrer la mémoire de leurs époux et fils , pour qu’on n’oublie jamais les disparitions arbitraires dont ils ont été victimes.   ☆ Mon avis sur “La familia grande” de Camille Kouchner &#160; Au départ tout commence bien. On peut dire que ces adultes aiment la vie, la vivre en grand et la partager. Cette grande maison de Sanary-sur-Mer, où l’été ils se retrouvent tous, la famille élargie aux amis, c’est ce qu’ils appellent “La familia grande”. C&#8217;est la liberté, les vacances, le soleil, les rires, la fête et la joie de vivre. Et puis peu à peu tout bascule. Des pas furtifs dans le couloir le soir, la porte du frère jumeau qui s’ouvre et se referme. L’horrible secret qui est tu. Par celui qui est abusé et par celle qui sait, Camille Kouchner. Un lent poison. Je reconnais que j’ai longtemps hésité à lire ce livre. Pour deux raisons : d’abord parce que ces histoires se ressemblent toutes dans leur horreur. L’autre raison, c’est que j’avais adoré le livre que Caroline Laurent a co-écrit avec Evelyne Pisier (“Et soudain la liverté”), c’est l’un de mes livres préférés, celui que j’ai le plus offert autour de moi et je n’avais pas spécialement envie d’être déçue. Mais à cause précisément de ces deux raisons, il fallait que je lise la confession de Camille Kouchner. Je ne pouvais pas rester entre les deux. Bien sûr il y a la déception mais elle est bien faible face à la force du témoignage de Camille. On comprend mieux les rouages pervers du silence. Les victimes qui ne veulent pas être marqués socialement de cette agression révélée, qui veulent oublier, Camille Kouchner qui sait mais qui ne veut pas réellement comprendre car elle aime ce beau-père flamboyant qui a pris la place de son père distant et colérique qui la terrorise. Et puis il y a la mère, Evelyne Pisier, qui ne veut rien voir, ni entendre, qui s’absente carrément à ses enfants pour s’enfermer dans sa propre douleur d’avoir perdu sa mère et ensuite leur reprochera d’avoir trahi et jamais ne quittera cet homme. Elle préférera rompre avec ses propres enfants. Des enfants qui protègent leur mère, avant eux-mêmes. &#160; “Pour moi, les années qui ont suivi ont été des années d’alerte permanente. Des années de dédoublement, de dissociation. Des années de violentes contradictions. La colère n’est pas venue tout de suite. L’incompréhension a subsisté longtemps, suivie du silence, pour un moment, encore plus long. Les années qui ont suivi ont été des années de coupable adoration. Pendant toutes ces années, plus que me taire, j’ai protégé mon beau-père. Notamment lorsque mon frère a décidé de le stopper, lorsque Victor m’a dit qu’il tentait de le fuir: ”J’en ai rien à foutre de ce con, fais comme si de rien n’était. Fais-le, pour Evelyne. Lui aussi va se suicider et elle ne va pas le supporter.” &#160; L&#8217;autre mythe qui tombe pour moi, c&#8217;est celui de découvrir le manque de chaleur de cet homme que j’admirais tant, qui est Bernard Kouchner et celui de Christine Ockrent qui manque d’une vraie générosité envers les enfants du précèdent mariage de son époux. Les mises à l’écart systématiques, la froideur qu’elle leur témoigne m’ont beaucoup déçue même si ce n’est pas le sujet du livre. Cela m’a fait penser que quelque soit le milieu social, il ne faut pas se fier aux façades affichées, les apparences sont trompeuses où que l’on se situe sur l’échelle sociale. C’est une histoire terrible que celle de cette famille et qui semble pactiser avec le drame avec le grand-père Georges, pétainiste et mari despotique que fuira la grand-mère pour vivre sa vie comme elle l’entend avec ses deux filles  : Evelyne et Marie-France. C’est l’histoire de ses femmes qui se battent pour être libres et qui sont rattrapées par la violence des hommes comme une malédiction. Le suicide de la grand-mère, la fuite d’Evelyne dans l’alcool et les abus de l’homme qui partage sa vie sur son fils, le secret qui empoisonna probablement par ricochet la vie de Marie-France qui elle-même, est morte dans de mystérieuses circonstances. Ce livre explique aussi comment ces hommes échappent à la justice, qu’elle soit judiciaire ou sociale. Le silence tenu trop longtemps les fait sortir du champ de la loi (délai de prescription qui s’est allongé depuis) mais aussi par l’effet de la complicité sociale car on “tolère” pour les hommes qui ont une situation élevée, ce qu’on ne qualifie pas de crimes, mais de simples débordements. Ce qui est choquant c’est qu’en libérant la parole, on réalise combien l’inceste, le viol comme la violence aux femmes et aux enfants sont commun et impunis. Je comprend la révolte et le dégoût qui peut tous nous saisir devant cette immobilité et cette façon de nier l’ampleur de celle-ci, devant ce système en lequel on croit et qui au final protège les agresseurs. Je vous ai mis pas mal de livres ci-dessous qui permettent de mieux comprendre tout ceci. Il fallait que Camille Kouchner parle pour libérer tout le monde et protéger ceux qui suivent. Un récit bouleversant. &#160; &#160; ☆ Bilan de ma lecture &#160; “La familia grande” de Camille Kouchner est un livre sensible et bouleversant. C’est un témoignage sur une enfance heureuse torpillée, sur le poids des secret qui tue à petit feu. A LIRE car il n’y a pas d’autre solution que les mots pour dire l’indicible, libérer et pouvoir espérer un jour que la honte ne sera plus du côté des victimes, mais du côté de ces hommes.&#x2665;&#x2665;&#x2665;   ☆ A lire aussi – idées lecture   Je crois que pour le moment, j’ai lu mon quota de témoignages sur la violence des hommes. Dans le même style, j’ai été retournée et édifiée par le témoignage de Giuila Foïs “Je suis une sur deux” que je vous invite également à lire. On a beau en savoir beaucoup sur le viol, ce qu’elle raconte de sa propre expérience est tout simplement sidérant. Bien évidemment, je ne peux pas ne pas citer “Le consentement” de  Vanessa Springora  (également récompensé par notre prix Femmes Prodigieuses) et ”La fabrique des pervers” de Sophie Chauveau que Camille Kouchner a d’ailleurs cité dans sa prise de conscience qu’il lui fallait écrire leur histoire pour contribuer à y mettre fin. A lire aussi “Le berceau des dominations “ de Dorothée Dussy qui décortique les mécanismes complexes de l’inceste dans les familles et bien évidemment et ABSOLUMENT, le féministe essai “King Kong théorie” de Virginie Despentes, qui est également un formidable outil d’amorce de la résilience pour toutes les femmes qui ont connu la violence des hommes. Dans la série des romans sur le secret et le viol , je pense à “Je me suis tue” de Menegaux et au “Le malheur du bas” d’Ines Bayard.     Les livres témoignages ou romans sur ces sujets vous intéressent ? &#160; &#160; ACHETER SUR AMAZON  / LES LIBRAIRES</p>
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		<title>Je suis une sur deux &#8211; Giulia Foïs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Sep 2021 08:11:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>“Je suis une sur deux“ de Giulia Foïs ! En rangeant mes livres, je suis tombée sur ce titre qui m’intriguait depuis pas mal de temps. Je m’étais levée tôt, c’était dimanche, mon mec dormait, c’était le bon moment pour le lire. Thème : viol, acquittement, victime, féminisme, violences sexuelles, femmes, balance ton porc, témoignage, justice, sexualité, Giulia Foïs. &#160; &#160; ☆ Résumé de l’éditeur   “Je vais me permettre de te tutoyer, tu ne m’en veux pas ? On ne se connaît pas, c’est vrai. Mais vu ce qu’il vient de t’arriver, je crois qu’on a quelques points communs. Alors on va faire un truc, si tu veux bien : je t’écris maintenant, et toi, tu me lis quand tu veux. D’accord ? Moi, j’ai des choses à te dire. Toi, sens-toi libre d’en faire ce que tu veux. D’ailleurs, c’est peut-être par là que je devrais commencer : sens-toi libre de tout, tout le temps, et surtout de refuser. Ton « non » est un droit élémentaire. Au-delà de respectable, il est inaliénable. Même si on vient de te le piétiner. Alors, par exemple, tu peux dire : « Non, Giulia, je ne te lirai pas, pas tout de suite, et peut-être même jamais.» Mais je vais juste poser ça là &#8230;”..” &#160; ☆ Pourquoi  “Je suis une sur deux” est un livre à lire &#160; ☆ Pour le témoignage de Giulia Foïs ☆ Pour que les choses changent. &#160; ☆ Mon avis sur “Je suis une sur deux” de Giulia Foïs   Il y a tant de choses à dire sur ce témoignage que je ne sais par où commencer. Ou plutôt si ! Je devrais vous conseiller de le lire car le viol n’est pas un fait divers, c’est un fait de société. Une femme sur deux sera victime au cours de sa vie de violences sexuelles, 12 % d’entre nous seront violées. Giulia Foïs comme toutes les victimes de viol s’est beaucoup demandé pourquoi ça lui était arrivé : c’est simplement que ça arrive. Toutes les 7 minutes. Sa route a simplement croisé celle d’un prédateur. Dans 9 cas sur 10, la victime connait son agresseur (son père, son oncle, son frère, son ex, son mari…) et c’est encore plus difficile de se reconnaitre victime. La loi ne reconnait le viol conjugal que depuis 2006, c’est dire que c’est encore tout frais.   Giulia a 20 ans quand un homme lui demande de lui rendre service et de l’amener chez un garagiste alors qu’elle récupère sa voiture dans un parking, après le boulot. Quand ils s’éloignent d’Avignon, il la fait stopper, la gaze, la menace avec un cutter et la viole. L’agression dure 1h40. Giulia, en état de sidération, enregistre néanmoins les faits et les caractéristiques physiques de son agresseur avec une précision chirurgicale, ça lui sera reproché. Elle raconte la violence, le meurtre sans cadavre d’une partie d’elle-même, la sidération, la tête qui se sépare du corps pour surmonter l’insupportable, le reflexe de se laver, d’effacer les traces, la honte et les réactions des autres. Ceux qui doutent, ceux qui floutent les frontières entre viol et séduction, le silence gêné qui s’installe quand elle parle car le viol est un tabou social. Notre culture est surtout une culture du viol, déjà dénoncé par Virginie Despentes.   D’ailleurs les chiffres sont éloquents : 98 fois sur 100, le violeur s’en sort libre.   Et encore Giulia Foïs c’est ce qu’on appelle un bon viol (pour s’en plaindre) car elle porte un pantalon, il est encore tôt, la journée n’est pas finie et son agresseur est un inconnu armé, il est plus difficile de prétendre qu’elle l’a cherché. Pourtant son dossier va finir par s’effondrer. Si elle est la bonne victime, son agresseur a le bon profil, celui qu’on ne peut soupçonner d’un tel acte : blanc, responsable de l’entraînement des enfants d’un club de foot, bon contribuable. Un bon contribuable blanc et footeux, ça rentre pas dans la case. Si je n’étais pas là bonne victime, il n’était pas le bon violeur non plus. Pour ça il aurait dû être étranger. Préférablement « de type maghrébin », si j’en crois le nombre de fois où on m’a posé la question. L’homme qui viole ne peut pas être un « comme nous ». Et puis elle s’est lavée, et elle a nettoyé sa voiture. Et puis elle s’est relevée, elle a repris ses études, prend à nouveau le métro. Normalement un viol on ne s’en remet pas !   Il aurait fallu avoir l’air brisée. Peu importe qu’à l’intérieur elle le soit, on lui oppose : « une victime on la reconnaît de loin”. Il s’en sortira, blanchit.   Elle raconte alors le combat pour ne pas finir le travail de l’agresseur, pour ne pas retourner sa violence contre elle-même. Sa première décision de ne pas lui donner une seconde de plus de sa vie, puis l’impossibilité de faire comme si ce viol n’avait pas existé et le long travail de reconstruction.   La lecture de la féministe Clémentine Autain l’a pacifiée, celle de “King Kong théorie”de Virginie Despentes la rend plus forte. Elle comprend que ces femmes sont fortes, libres, debout et vivantes, sans honte. “Poussée, aidée, protégée par elles, J’allais pouvoir me parler vrai”. “J’étais victime parce que je n’ai pas eu le choix”. Désormais elle a le choix : celui de ne pas rester cette victime.   Elle est journaliste alors elle va aller à la rencontre d’autres victimes : rencontrer des femmes qui luttent contre cette violence, pour les choses changent.   Octobre 2017, le hashtag #balancetonporc surgit sur les réseaux sociaux. Elle hésite à parler, elle se sent plus légitime pour parler du viol que des violences sexuelles dans le cadre du travail, mais elle se lance. C’est le fameux tweet “ Un red chef, grande radio, petit couloir, m’attrapant par la gorge : “un jour, je vais te baiser, que tu le veuilles ou non.” Elle n’a pas identifié l’agresseur mais elle est identifiable. Elle ouvrira la voie en France pour que les femmes s’autorisent à dénoncer à leur tour.   Comment ne pas laisser la moitié de l’humanité ne pas se faire maltraiter par l’autre ? C’est plus grand que nous. Mais Giulia Foïs n’est pas effrayée par l’ampleur du chantier : si on s’y met toutes, si on dénonce, si les femmes se mettent à parler, les violeurs seront plus rares car c’est l’impunité qui les autorise à agir. Et puis, nombreux sont désormais les hommes qui ne se reconnaissent pas dans cette définition de la masculinité toxique qui prend sans consentement, cogne, parle de la sexualité des hommes en terme de pulsions et ne leur accorde “pas plus de subtilité qu’un teckel en rut”. Ils sont anéantit de découvrir qu’ils font partie, par leur sexe, d’une moitié de l’humanité qui asservit l’autre.   Se battre pour vivre dans un monde où les cogneurs auraient peur de cogner et les violeurs de violer, c’est un chouette projet !     ☆ Bilan de ma lecture &#160; “Une sur deux” de Giulia Foïs est un témoignage fort, nécessaire et bouleversant sur le viol. C’est un récit qui vient compléter celui de Virginie Despentes dans “King Kong théorie”. On en ressort plus forte, plus armée pour faire face à cette menace ou à cette réalité car le récit est aussi lumineux. Il montre que la honte est du côté du violeur, jamais du côté de ses victimes, que l’on peut se relever même quand la justice n’a pas été rendue par les institutions. On devrait toutes et tous lire “Je suis une sur deux” de Giulia Foïs. A lire impérativement &#x2665;&#x2665;&#x2665;&#x2665;&#x2665;   ☆ A lire aussi – idées lecture &#160; Impossible de faire l’impasse après cette lecture sur l’actualité littéraire avec le courageux livre de Camille Kouchner  “La familia grande”mais aussi celui de Vanessa Springora  “Le consentement” qui a emporté haut la main cette année notre prix Femmes Prodigieuses. Bien sûr, il n’est pas non plus possible de ne pas avoir dans sa bibliothèque “King kong Théorie” (qui est un essai autobiographique) de Virginie Despentes ou l’excellent “Une culture du viol à la française” de Valérie Rey-Robert ou encore le livre de témoignages sur le viol de Clémentine Autain “Elles se manifestent”. A lire : 5 raisons de lire King Kong théorie  Pour les romans sur le sujet, je pense particulièrement à l’implacable et excellent “Je me suis tue” de Mathieu Menegaux ou  “le malheur du bas” d’Ines Bayard (ma chronique du malheur du bas).     Les récits témoignant d’expériences de femmes et visant à faire changer les choses vous intéressent ?   &#160;   &#160; &#160; &#160; ACHETER SUR AMAZON / RAKUTEN / LES LIBRAIRES</p>
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		<title>Le jour où j&#8217;ai choisi ma famille -Stéphanie Callet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2020 18:41:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous ai présenté succinctement “Le jour où j’ai choisi ma famille” de Stéphanie Callet dans un Reel sur mon Instagram, mais j’avais envie de vous proposer ici une chronique plus longue car c’est un témoignage qui m’a particulièrement émue, bouleversée et qui mérite d’en dire un peu plus.   Thème : Enfance, placement, famille d’accueil, famille de cœur, droit des parents, juge, famille dysfonctionnelle, droits de l’enfant, témoignage, combat, Stéphanie Callet. ☆ Résumé de l’éditeur   “Les liens du cœur plus forts que les liens du sang. Retirée à ses parents alors qu’elle a à peine 3 mois, Stéphanie est placée en pouponnière, puis en famille d’accueil. Cette famille lui offre l’amour et la sécurité dont elle a besoin pour grandir. Lorsqu’elle a 10 ans, sa mère, avec qui elle a peu de lien, demande à récupérer sa fille comme elle en a le droit. Étant très attachée à sa famille d’accueil et n’imaginant pas la quitter, Stéphanie écrit au juge. Avec ses mots d’enfant, elle explique ce qu’elle ressent, sa peur de vivre avec sa mère. Le juge poursuit ainsi le placement en famille d’accueil pendant cinq ans. Mais à ses quinze ans, la sentence tombe : Stéphanie doit aller vivre chez sa mère. Ce couperet est très mal vécu par l’adolescente qui refuse cette issue. Au lecteur de découvrir la suite de ce combat bouleversant… Avec beaucoup d’émotion, Stéphanie Callet nous livre son témoignage poignant d’enfant placée, traversant toutes les difficultés pour rester avec sa famille de cœur.” &#160; ☆ Pourquoi  “Le jour où j’ai choisi ma famille”est à lire ? &#160; ☆ Pour découvrir l’histoire atypique de Stéphanie et son combat ☆ Pour comprendre la logique de la protection de l’enfance &#160; ☆ Mon avis sur “Le jour où j’ai choisi ma famille” &#160; Je ne lis pas souvent des témoignages alors j’y suis allée un peu à reculons. Mais bon, vous le savez, j’aime sortir de ma zone de confort littéraire dont j’interroge sans cesse les contours. L’histoire de Stéphanie Callet m’a beaucoup touchée parce qu’elle remet en question “la norme” qui est cristallisée dans une loi. La norme, en l’occurrence dans son cas, c’est qu’un enfant doit grandir avec ses parents, dès lors que tout danger imminent pour lui est écarté. La parole de l’enfant et même de l’adolescent, ce qu’il ressent, n’a pas véritablement de poids face à l’analyse que font les adultes de la situation. En effet cette évaluation relève uniquement de l’appréciation des adultes et est aussi conditionnée, par le coût qu’un placement représente pour l’Etat. Or le cas de Stéphanie Callet est atypique car non seulement elle n’a aucune envie de retourner chez sa mère mais en plus, elle va le dire et s’y opposer. A partir de là, elle va rencontrer un mur et cette opposition va même déclencher contre elle, les foudres de son éducateur. Incroyable petit bout de femme qui va se battre pour avoir le droit de choisir sa famille, qui veut simplement avoir le droit de rester avec sa famille de cœur où elle s’épanouit, plutôt que d’accéder au droit revendiqué de sa mère dépressive de la récupérer. Retirée à sa famille dysfonctionnelle alors qu’elle n’était encore qu’un bébé de 3 mois, Stéphanie Callet n’a aucune connexion avec cette mère qui la reçoit sans chaleur, dort tard ou reste devant la télé lorsqu’elle est chez elle et ne s’intéresse pas particulièrement à sa fille qui doit se débrouiller toute seule. Pour Stéphanie, ces visites sont une source d’angoisse et de tristesse, qui ne cesse de perturber sa vie et sa scolarité mais personne ne veut l’écouter. Au contraire, le juge augmente la fréquence des rencontres pour créer du lien, qui ne se tisse pas. Heureusement Stéphanie a trouvé une vraie mère de cœur en Véronique et des frères et sœurs dans cette famille d’accueil, qui la soutiennent. J’ai souvent été révoltée pendant cette lecture, par l’absence d’empathie et de main tendue, de la part d’une administration sensée protéger les enfants. Elle explique très bien comment cette administration est gouvernée par l’idéologie du lien. La place de l&#8217;enfant est dans sa famille biologique quand le danger est écarté, le placement n&#8217;est que temporaire, donc tout leur travail consiste à maintenir et renforcer le lien avec la famille biologique pour lever la mesure de placement. La souffrance de Stéphanie est complètement secondaire. &#160; J&#8217;ai l&#8217;impression que les éducateurs fantasmaient complètement la relation parent-enfant. Les adultes de la protection de l&#8217;enfance se projetaient dans mon histoire d&#8217;une manière surprenante, que je ne comprenais pas, c&#8217;est ce que Maurice Berger appelle l' »idéologie du lien » : « Dans l&#8217;idéologie du lien, l&#8217;intervenant s&#8217;identifie massivement à la souffrance des parents séparés de leur enfant au détriment de l&#8217;identification à la souffrance et à la terreur ressenties par l&#8217;enfant en leur présence. » &#160; Finalement l’enfant a le droit d’être protégé mais pas d’être entendu. Ce qu’il estime préférable pour lui est plus que subsidiaire: être aimé, pouvoir s’épanouir… n’entre pas en ligne de compte, du moment que les parents sont jugés aptes à exercer leur droit à récupérer leur enfant. Donc peu importe que l’enfant soit mal, angoissé, que la mère soit dépressive et se sente peu investie ou concernée par l’éducation de son enfant, du moment que l’enfant n’est pas en danger physique ou mental grave, les parents ont une sorte de droit de propriété sur l’enfant, qu’ils peuvent revendiquer, sans que celui-ci puisse s’y opposer si le juge estime qu’ils sont en droit de le faire et apte à exercer leur rôle, même à minima. De toute manière, la justice a toujours eu du mal avec la parole de l’enfant, soit elle la sacralise trop (on se rappelle la terrible affaire d’Outreau ) ou alors elle ne lui laisse suffisamment d’espace pour s’exprimer. &#160;   Stéphanie Callet au terme d’un long combat (que je ne vous dévoile pas pour vous laisser le découvrir), va parvenir à choisir sa famille. Ce témoignage fait chaud au cœur, d’autant quand on voit que des adultes se sont mobilisés pour l’aider et prouve qu’il ne faut jamais baisser les bras quand on croit en ce que l’on défend. La meilleure preuve est ce livre et peut-être que son histoire fera bouger les choses. En plus, cela va dans le sens de ce que je pense, que notre vraie famille peut s’élargir ou peut se composer de personnes avec lesquelles on n’a aucun lien de sang. En tout cas, c’est ainsi que je vois la vie. &#160; ☆ Bilan de ma lecture &#160; “Le jour où j’ai choisi ma famille” de Stéphanie Callet est une lecture très émouvante, que je suis contente d’avoir faite. J’ignorais tout du fonctionnement de l’aide sociale à l’enfance et à fortiori, j’aurais ignoré qu’un enfant pouvait souhaiter rester dans sa famille d’accueil (qui est toujours présentée comme une sorte de moins mauvaise solution) et la lecture du livre de Stéphanie Callet a été très éclairante. J’ai trouvé que cette institution manquait cruellement d’empathie et d’écoute, alors que cela devrait faire intrinsèquement partie de ses “qualités”. Je vous laisse vous faire votre avis. A lire pour son humanité, pour le combat courageux de Stéphanie &#x2665;&#x2665;&#x2665;   ☆ A lire aussi – idées lecture &#160; Alors quand j’ai dit plus haut que je ne lisais pas habituellement des témoignages, c’est vrai à aujourd’hui, mais lorsque j’étais étudiante en droit, curieusement j’en lisais beaucoup car j’étais très préoccupée par le sort des enfants maltraités (ce qui explique aussi peut-être pourquoi ce récit m’a tant ému). Je peux donc vous conseiller quelques titres que j’ai lu et qui m’ont particulièrement marqué. “L’enfant dans le placard” ou “L’enfant derrière la porte” qui m’ont laissé un souvenir indélébile Plus gai, “Autobiographie d’une courgette” de Gilles Paris, est un roman dans lequel un petit garçon après avoir tué sa maman, se retrouve en famille d’accueil. Ce drame devient paradoxalement, pour ce petit garçon, l’occasion de commencer à vivre. J’avais adoré et je trouve que cela se rapproche beahttps://amzn.to/3ar0NWAucoup de l’histoire de Stéphanie. Un titre dans le même genre que j’aimerais avoir le courage de lire un jour, c’est “Je suis né à 17 ans” de Fabrice Beccaro. J’ai eu l’occasion de voir une interview de lui, à propos de ce livre et son témoignage m’a mis au bord des larmes, j’attends donc de tomber dessus car ce sera le bon moment pour le lire. Dans les classiques, je pense à François Mauriac avec “Le sagouin” ou à  “Vipère au poing” d’Hervé Bazin.   Ce type d’ouvrage vous plait ? Vous aimez les témoignages ? &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; ACHETER SUR AMAZON / RAKUTEN / LES LIBRAIRES</p>
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		<title>Sortie de rails &#8211; Léon Cornec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2020 05:50:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Petit ovni, “Sortie de rails” de Léon Cornec fait partie de ces titres qui se lisent d’une traite et nous ouvrent un peu plus les yeux sur le monde dans lequel nous vivons. Mon sentiment ? La réalité dépasse comme souvent la fiction la plus sombre que l’on pourrait inventer… Un uppercut ! Thème : Précarité, RATP, SNCF, métro, train, sous-traitance, entretien  voies ferrées, récit, témoignage, intérimaires, conditions de travail, Léon Cornec. &#160; &#160; ☆ Résumé de l’éditeur   “Chômeur et artiste sans le sous au début, Léon Cornec entre chez HTransports, une entreprise de sous-traitance chargée par la RATP et la SNCF de veiller au bon fonctionnement des trains, métros et tramways. Il se forme sur le tas, comme électricien. Il intègre une équipe, va de chantier en chantier. Il gravit les échelons et devient contremaître. Léon Cornec ne prend pas le temps de nous introduire dans ce monde qui sent le rouge, le goudron, les armoires électriques et le caoutchouc. Il nous le fait vivre. Sortie de rails est une claque, un essentiel pour comprendre la misère des précaires, un voyage halluciné des lieux désaffectés, lunaires, où zonent des populations oubliées, déglinguées. Une sortie de rails nécessaire. » &#160; &#160; ☆ Pourquoi “Sortie de rails”de Léon Cornec est un livre à lire ? &#160; ☆ Pour découvrir l’univers mystérieux du rail, le “back office” édifiant de l’entretien du bon fonctionnement de notre réseau ferré. ☆ Pour cette plongée hallucinante dans la précarité, la vie de ces hommes invisibles exploités par les entreprises de la sous-traitance. &#160; ☆ Mon avis sur Sortie de rails de Léon Cornec   Je sais que beaucoup d’entre vous aiment (comme moi) ce genre de lectures plus sociales. Je peux donc vous dire d’y aller les yeux fermés ! J’ai aimé l’engagement de Léon Cornec qui trouve ce job qui n’est pas spécialement dans sa voie (il est artiste au chômage) mais qui se prend au jeu de s’investir pleinement dans ce qu’il fait, décroche le saint Graal du CDI et franchit les échelons hiérarchiques pour se retrouver promu contremaître. Il y a une citation qu’on m’a appris et qui dit que “la manière dont on fait une chose est la manière dont on fait toutes les choses” et je crois qu’elle est très vraie. Il y a les gens qui font les choses bien quoi qu’ils fassent et les autres… Léon Cornec entre donc dans ce job d’intérimaire avec curiosité, observe ce monde mystérieux d’hommes qui travaillent souterrainement et dans l’ombre, au maintien du bon fonctionnement de nos métros, trains et tramways. Il se déplace de chantiers en chantiers, au gré des besoins et des urgences, sans réelle formation, travaille, défait et refait sans cesse, prend des risques incroyables, note les incohérences et les failles du système, les nouveaux trains trop larges pour les quais qu’il faut raboter, les réparations faites à l’aveugle, les rythmes insoutenables, les conditions de travail déplorables, la crasse, la misère, l’argent gaspillé et les vies abîmées, les drames et la folie de certains. “Ça craint quand même. Il va y avoir des trains là-dessus. Tu ne peux pas laisser passer ça ! T’imagines si ça casse ? C’est plusieurs centaines de morts ! &#8211; D’habitude un aiguillage coûte trois cent mille euros, eux, ils ont remporté le marché à cent cinquante mille euros ! Il n’y a pas de mystère, ils font un travail de merde ! Tout le monde le sait mais c’est comme ça. A mon niveau, je ne peux rien faire…” &#160; On ne ressort pas indemne de cette lecture ! J’adore prendre le train , pas seulement car il s&#8217;agit de l’un des moyens les plus écologiques de se déplacer mais parce qu’il permet aussi de prendre le temps du voyage, de rêver, de regarder les paysages, de prendre la mesure de la distance que l’on parcourt, de sortir de l’urgence, de la consommation frénétique de temps et de loisirs. Alors forcément ce récit m’a ébranlé et mis en colère, révolté. Pour les vies abîmées ou perdues, les risques auxquels on expose les usagers et aussi car le train, les infrastructures de transports, ce sont notre patrimoine qu’on saccage pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres.   “Il raccroche, il est choqué, son visage est blanc comme de la neige. Qu’est-ce qu’il y a ? “ demande Franck &#8211; Il y a eu un accident ce matin dans la Meuse, pendant nos essais… Je ne sais pas ce qui s’est passé mais il y a trois morts !”   J’ai beau bien connaitre l’envers du décor du monde du monde du travail industriel puisque j’ai rédigé un mémoire sur la santé et les conditions de travail lors de ma dernière année d’études, je suis pourtant toujours autant sidérée, non seulement par les risques humains que les entreprises prennent en toute connaissance de cause, par le recours à la sous-traitance et aux travailleurs intérimaires pour externaliser ce risque, mais aussi par l’absence d’humanité dont continue de faire montre le monde du travail, très éloigné des campagnes de branding des entreprises. J’ai l’impression que l’on se débarrassera jamais de la culture du profit à tout prix des générations précédentes ! Que ces hommes et ces femmes sans états d’âme, sans autre projet social que leur ascension et celle de leur propre personne seront toujours là, accrochés à ces entreprises mortifères qu’ils ont construites ou gèrent. C’est parfois désespérant de se dire que les années passent et que rien ne change … Il en va ici dans des entreprises de services comme ailleurs. Il y a l’image de façade, les déclarations d’intention dont nous sommes tous dupes et la réalité beaucoup plus sombre, quasi kafkaïenne. J’ai souvent envie de dire que les entreprises ne sont pas nos amies. Que derrière les services et les produits qu’elles nous vendent pour soi-disant nous rendre la vie plus facile ou “heureuse”, il y a des hommes et des femmes exploités et un environnement détruit. C’est peut-être utopiste, mais je crois que plus on ouvrira les yeux, plus on pourra créer de nouvelles générations d’entreprises et d’entrepreneurs animés par d’autres ambitions que le profit, comme celles de donner un emploi qui répare, qui fait grandir au lieu de profiter et détruire et qui poursuit un objet social qui lui aussi vise à améliorer les choses au lieu d’épuiser les ressources. Ces entreprises du siècle dernier, “maltraitantes”, ne devraient pas survivre à ce nouveau siècle qui s’ouvre. C’est à nous consommateurs de nous informer et de faire le ménage, d’être exigeants, intransigeants sur nos valeurs, de faire des choix. C’est aussi vrai pour nous, employés, de refuser ces emplois, de choisir de mettre nos compétences qui ont de la valeur et notre santé aux services d’entreprises qui les méritent et en prennent soin.  Ces entreprises du profit le resteront, c’est leur raison d’être, mais elles ne sont plus rien sans employés, ni clients, c’est donc la seule manière de les obliger à agir différemment. Témoigner, écrire, de se former, de changer de job… est une manière de faire bouger les choses, de changer le monde. Chaque personne qui décide de mettre du sens dans ce qu’elle fait en prenant en compte l’idée de rendre le monde meilleur, change déjà la couleur et l’avenir de celui-ci. Merci à Léon Cornec pour ce récit rock, rythmé, humain, brut, souvent apocalyptique du monde du travail de la sous-traitance. Pour nous rendre accessible cette réalité sans la rendre abrutissante, ennuyante, d’avoir su y poser des mots justes, de nous avoir parfois même arraché des sourires par son humour devant l’absurdité de certaines situations. Un récit à la fois attachant et qui claque.   ☆ Bilan de ma lecture &#160; Flippant ! C’est un témoignage qui alerte sur la manière dont on délègue notre sécurité à un système de sous-traitance plus préoccupé de rentabilité que d’assurer un service de qualité. C’est hallucinant ! On broie des vies humaines, celles de ceux qui y travaillent de manière habituelle comme de ceux dont on abuse de leur situation de précarité pour leur faire accepter n’importe quelle tâche dans n’importe quelles conditions. Interpelle et sidère &#x2665;&#x2665;&#x2665; &#160; ☆ A lire aussi – idées lecture &#160; Pour la rédaction de mon mémoire de troisième cycle, j’avais lu une montagne de livres très intéressants sur le sujet des conditions de travail qui comprenait bien sûr le monde de la sous-traitance et j’ai souvent repensé à certaines de ces lectures en parcourant “Sortie de rails” de Léon Cornec. Dans le cadre des lectures grand public, si le sujet vous intéresse, je peux notamment vous conseiller deux titres :“Travailler peut nuire gravement à votre santé” de la chercheuse Annie Thébaud-Mony que j’avais trouvé passionnant, très documenté et également percutant avec de très nombreux témoignages notamment sur tous ces travailleurs invisibles qu’on tue ou blessent (il y a d’ailleurs un large chapitre dédié à la sous-traitance des risques). L’autre titre c’est celui de l’ancien inspecteur du travail Gérard Filoche “Le travail jetable” mais ses nouveaux ou anciens“carnets noirs d’un inspecteur du travail” sont également digne d’intérêt. Si par contre vous avez envie d&#8217;avoir une vision plus optimiste du monde, je vous conseille les guides de Pierre Chevelle « Changer le monde en 2h » qui permettent d&#8217;agir concrètement dans des entreprises positives. &#160; J’ai vu que Léon Cornec vient d’ailleurs de sortir un nouveau titre aux éditions Robert Laffont, “Un été nazi” , que je lirai immanquablement !   Ces sujets, lectures, vous intéressent aussi ? &#160; &#160; ACHETER SUR AMAZON / RAKUTEN / LES LIBRAIRES</p>
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