Illustration pour présenter le livre d'Amy Liptrot "L'écart"
Lectures,  Roman autobiographique

L’Ecart – Amy Liptrot : inoubliable

Ce titre en 3 mots :  Reconstruction/ Nature/ Introspectif

 

 

J’ai lu “L’Écart” d’Amy Liptrot, il y a déjà des années (2019, déjà !) mais je ne l’ai jamais oublié.

En effet, je repense très souvent à cette lecture qui n’a cessé de m’inspirer dans les moments difficiles car j’avais ressenti une telle paix intérieure quand je l’avais refermé.

Finalement faire cette relecture n’était pas une option.

 

Résumé de “L’Ecart” de Amy Liptrot

 

Londres.
Amy vit dans l’excès. L’alcool, les nuits, les relations qui se délitent.
Jusqu’au moment où tout lâche : son couple, ses repères, sa capacité à continuer comme avant.

Alors elle fait un choix radical : revenir là d’où elle vient : une île sauvage des Orcades, au nord de l’Écosse. Un endroit qu’elle avait fui.

D’abord, il y a la désintoxication, les réunions des Alcooliques Anonymes, le corps qui lutte. Puis, peu à peu, une autre vie s’installe.

Amy s’isole alors sur une île encore plus reculée, Papay, travaille à recenser les oiseaux, observe le ciel, les marées, les tempêtes.
Et surtout, elle apprend à vivre autrement.

Dans ce paysage battu par le vent et le silence, elle tente de se reconstruire.

 

 

l’écart de Amy Liptrot

 

Pourquoi lire ce livre

Parce que c’est un récit de reconstruction profondément authentique

Il n’y a pas de miracle ou de transformation instantanée, c’est l’histoire vraie de la lente reconstruction d’Amy Liptrot.

Parce que la nature y est un personnage à part entière

Les Orcades deviennent un refuge sauvage que l’on se délecte de découvrir à travers les yeux d’Amy.

Parce que c’est une lecture qui fait du bien

Tout en interrogeant nos modes de vie.

En effet, entre la superficialité urbaine et la rudesse d’une vie simple, le contraste est saisissant, évident et nous invite à ralentir. On en sort avec l’envie de prolonger l’apaisement apporté par cette lecture.

 

Mon avis en quelques lignes

 

C’est un livre qui m’a profondément marquée. Un de ceux auxquels on repense longtemps après l’avoir refermé.

Ce qui m’a touchée, c’est cette trajectoire de reconstruction.
Amy a tout quitté pour vivre à Londres, pensant trouver une forme de liberté, et se retrouve finalement perdue, en échec, dépassée par ses propres excès.

Et puis il y a ce retour aux racines, le retour au père, le retour à un lieu qu’elle avait rejeté, pour panser ses blessures – qui sont bien évidemment antérieures à son départ.

Londres n’a fait que révéler ce qui n’allait pas chez Amy, alors qu’elle pensait qu’en changeant de lieu géographique elle allait pouvoir échapper à ce qui la faisait souffrir intérieurement – c’est une réaction humaine très courante.

 

Malgré mes réticences face à tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à une question d’ordre spirituel ou religieux, je me résous à accepter l’existence de  « puissances supérieures à moi-même ». Dans mon cas, il ne s’agit pas de Dieu, mais des forces avec lesquelles j’ai grandi et qui m’ont accompagnées toute mon enfance, des forces assez puissantes pour fracasser des navires et façonner des îles.

 

Ce que j’ai trouvé très beau, c’est la manière dont la nature devient un appui.
Qu’il s’agisse des Orcades, puis ensuite de l’île de Papay, cette île battue par les vents, cernée par le brouillard et l’isolement – tout ce qui pourrait sembler hostile devient au contraire profondément vivant.

On sent une forme de vérité dans cette rudesse : une vie plus simple, plus directe, presque sauvage, qui contraste avec la superficialité de sa vie londonienne.

Ce n’est pas un livre spectaculaire, il ne se passe pas “grand-chose” au sens narratif. Mais justement, c’est la force de ce récit.

Il parle de lenteur, de solitude, de silence, de rechute possible, de discipline intérieure et de renaissance.

C’est un livre qui invite à la contemplation.

Comment ne pas penser aux longues heures d’affût -et à leurs bénéfices – évoquées par Sylvain Tesson dans “La panthère des neiges” !

Et il parle aussi de liens, de ce qui nous construisent et nous font – avec le père, avec soi, avec le vivant.

 

Depuis que je suis abstinente, j’ai découvert que la vie  « normale » peut m’étonner et me rendre heureuse. Dans certaines situations, la réalité peut même devenir totalement hallucinante. La vie est bien plus vaste et bien plus riche que je le croyais.

 

Malgré le sujet de l’addiction, de l’échec d’un départ pour faire sa vie, c’est un livre positif, lumineux qui donne envie de se pardonner et qui fait du bien, qui apaise, qui remet les choses à leur place.

J’ai particulièrement trouvé inspirant que Amy Liptrot explique combien le combat qu’elle mène contre l’alcool nécessite à la fois humilité et de s’attacher au présent, car chaque jour est une bataille à gagner – c’est un jour à la fois.

En bref : un texte profond et inspirant sur la reconstruction, qui donne envie de ralentir, de revenir à l’essentiel… et que je garde précieusement dans ma bibliothèque.

 

À qui conseiller ce livre ?

  • À ceux qui traversent une période de reconstruction personnelle
  • À ceux qui aiment les récits de nature et de solitude choisie
  • Aux lecteurs sensibles aux histoires vraies et introspectives
  • À ceux qui cherchent un livre qui apaise

 

Quelques mots sur l’autrice

Amy Liptrot écrivaine britannique - 78

Amy Liptrot est une écrivaine écossaise originaire des Orcades. Avec “L’Écart”, son premier livre, elle livre un récit autobiographique puissant sur l’addiction, la guérison et le retour à la nature, salué pour sa sincérité et sa beauté brute d’esprit. Ce premier titre sera lauréat du PEN Ackerley Prize et du Wainwright Prize.

 

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☆☆☆

Couverture du livre l'Ecart de Amy Liptrot

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❓ FAQ – L’Écart d’Amy Liptrot

✨L’Écart est-il un roman ou une autobiographie ?
Il s’agit d’un récit autobiographique inspiré de la vie de l’autrice.

✨Le livre parle-t-il surtout d’addiction ?
Oui, mais aussi de reconstruction, de nature et de retour à soi.

✨Est-ce un livre avec beaucoup d’action ?
Non, c’est un récit lent et contemplatif, centré sur l’introspection.

✨Pourquoi ce livre marque-t-il autant ?
Parce qu’il raconte une transformation profonde, sincère et sans artifices.

 

 


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